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Rentrée scolaire : jusqu’à 500 dinars par élève selon les estimations de l’ODC

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Par Nadya Jennene

    À une semaine de la rentrée scolaire, les familles tunisiennes s’apprêtent à affronter l’un des rendez-vous les plus coûteux de l’année. Entre cahiers, fournitures, cartables, vêtements et livres scolaires, la facture peut rapidement grimper, alors que le pouvoir d’achat demeure sous pression. Invité sur les ondes de Mosaïque FM, Lotfi Khaldi, vice-orésident de l’Organisation tunisienne de défense du consommateur (ODC) a livré une première estimation du coût de la rentrée et a appelé les commerçants comme les enseignants à faire preuve de davantage de souplesse et d’indulgence à l’égard des familles.

    Selon les observations et relevés effectués par l’organisation, le coût des fournitures varie fortement selon la qualité, la marque et surtout l’origine des produits. Le marché propose en effet des articles importés, des produits fabriqués localement, mais également des marchandises provenant du marché parallèle, avec des écarts de prix parfois considérables. 

    Le président de l’ODC a cité notamment le cas de certaines petites fournitures, dont le prix peut être multiplié par cinq selon le produit choisi. Entre articles de marque, produits sans marque ou modèles présentant des différences de qualité, les parents se retrouvent face à une offre particulièrement disparate.

    Pour un élève du primaire, les seules fournitures scolaires peuvent coûter entre 120 et 250 dinars, sans compter le cartable, la blouse, les manuels scolaires et les autres dépenses liées à la rentrée, a noté Lotfi Khaldi. 

    Le montant varie naturellement selon les choix effectués par les familles. Certaines fournitures peuvent par ailleurs être réutilisées pendant plusieurs années. C’est notamment le cas de la règle, du compas ou d’autres accessoires scolaires, ce qui permet de réduire quelque peu la facture lorsque les équipements de l’année précédente sont encore en bon état.

    Les livres scolaires, contrairement à certaines idées reçues, ne constitueraient pas la principale source de dépenses. Selon le vice-président de l’ODC, ils représenteraient moins de 15% du coût global des fournitures et seraient relativement moins chers que les autres articles nécessaires à la rentrée.

    La situation est en revanche différente pour certains cahiers grand format, non subventionnés, dont le prix peut atteindre 18 à 20 dinars l’unité. À l’inverse, le cahier scolaire ordinaire peut être proposé autour de 1,5 dinar, notamment lorsqu’il s’agit du cahier subventionné.

    La disponibilité des cahiers subventionnés demeure toutefois un sujet de préoccupation pour les parents. Si les informations indiquent qu’ils sont disponibles sur le marché, l’organisation reconnaît que leur présence ne correspond pas toujours à la demande des consommateurs.

    Le problème tient notamment aux quantités limitées de production, conséquence du soutien accordé par l’État. Certains commerçants peuvent ainsi proposer une quantité déterminée de cahiers subventionnés par élève, tandis que les cahiers ordinaires restent davantage disponibles.

    Le président de l’ODC met également en garde contre certaines pratiques de vente conditionnée. Des parents peuvent se voir proposer un nombre limité de cahiers subventionnés par enfant, alors qu’ils souhaiteraient en acheter davantage.

    Face à cette situation, l’ODC a adressé un message aux enseignants et aux établissements scolaires : éviter d’imposer aux familles des fournitures particulièrement coûteuses lorsque des alternatives moins chères peuvent remplir la même fonction.

    Lotfi Khaldi a ainsi appelé les enseignants à privilégier, lorsque cela est possible, un cahier ordinaire plutôt qu’un modèle plus onéreux et à se limiter aux fournitures réellement nécessaires.

    Il a invité également les familles à ne pas céder systématiquement aux articles de marque lorsque des modèles plus simples peuvent convenir. L’achat de certaines fournitures peut aussi être différé et réparti sur plusieurs mois afin d’alléger le poids de la rentrée sur le budget familial.

    En prenant en compte l’ensemble des dépenses liées à la rentrée, il a avancé des montants nettement plus élevés. Pour un élève du primaire, la rentrée peut coûter environ 300 dinars, en intégrant notamment les fournitures, les livres et les équipements courants.

    Pour un élève du secondaire, la facture peut atteindre environ 500 dinars par enfant. Ces estimations correspondent à un scénario comprenant notamment les fournitures scolaires, les cahiers, les livres, le cartable et la blouse, mais peuvent être réduites lorsqu’une partie du matériel est déjà disponible et réutilisable.

    Interrogé sur l’évolution des prix par rapport à l’année précédente et sur une éventuelle hausse supérieure au taux d’inflation général, le vice-président de l’ODC s’est montré prudent.

    Selon lui, les données disponibles ne permettent pas d’établir un taux précis pour l’ensemble des fournitures scolaires. Les perceptions divergent d’ailleurs entre consommateurs et producteurs. Les premiers évoquent une hausse qui dépasserait le niveau général de l’inflation, tandis que les représentants des producteurs mettent en avant les difficultés du marché, notamment la faiblesse de la demande, les problèmes de liquidité et la baisse du pouvoir d’achat.

    Les relevés effectués par l’ODC ne font toutefois pas apparaître une flambée généralisée des prix. L’organisation estime que, dans les faits, les augmentations observées se situeraient plutôt autour de 5 à 6% pour une partie des produits.

    Une hausse qui, même limitée en apparence, n’est pas anodine pour les familles : à l’approche de la rentrée, elle vient s’ajouter à une facture déjà lourde et à une multitude de dépenses auxquelles les parents ne peuvent guère échapper.

    N.J

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    Commentaire

    1. Tunisino

      Répondre
      10 septembre 2026 | 11h50

      1. Rentrée scolaire: 500 dinars.
      2. Cours particuliers: 3000 dinars.
      3. Frais divers scolaires: 500 dinars.
      4. Nourriture, vêtements, médicaments: 6000 dinars.
      Alors, 10000 dinars/enfant/année (500 dinars/mois), dans un pays sans éducation, sans santé, sans emplois, et sans futur, et où le smig/smag est de 500 dinars! Alors pourquoi avoir des enfants, pour qu’ils nous disent par la suite pourquoi vous nous avez fait naitre?! Pourtant, on ne doit pas lâcher, on doit se marier, avoir des enfants, et faire de notre mieux pour réussir notre vie et la vie de nos enfants. La Tunisie doit continuer à exister, les enfants traitres de la Tunisie ne sont que de passage!

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