La brigade centrale de lutte contre les stupéfiants de la Garde nationale de l’Aouina a achevé ses investigations dans l’affaire impliquant l’avocat Ghazi Mrabet et plusieurs autres personnes. Le dossier a été transmis, vendredi 11 septembre 2026, au parquet du tribunal de première instance de Tunis.
À l’issue des investigations préliminaires et après la réalisation de plusieurs réquisitions ainsi que d’expertises techniques et scientifiques, le parquet a décidé de transférer l’ensemble du dossier au premier juge d’instruction du pôle judiciaire économique et financier.
Ghazi Mrabet et cinq autres personnes en état d’arrestation
Les agents de la brigade centrale de lutte contre les stupéfiants de l’Aouina ont présenté devant le ministère public l’avocat Ghazi Mrabet ainsi que cinq autres personnes, tous en état d’arrestation.
Un joueur de football connu a également été présenté au parquet en état de présentation.
Ces renvois interviennent après l’achèvement des investigations menées par la brigade et la réalisation de plusieurs travaux techniques et scientifiques en lien avec les faits faisant l’objet de l’enquête.
Le dossier entre dans la phase de l’instruction
Après examen des résultats des investigations ainsi que des expertises techniques et scientifiques effectuées, le ministère public a décidé de transmettre l’intégralité du dossier, ainsi que l’ensemble des suspects, au premier juge d’instruction du pôle judiciaire économique et financier.
Le juge d’instruction sera ainsi chargé d’examiner le dossier, d’entendre les différentes parties concernées et d’étudier les éléments et expertises versés à la procédure, avant de prendre les décisions et mesures qu’il estimera conformes à la loi.
Cette décision marque le passage de la phase des investigations préliminaires, menées par les services sécuritaires, à celle de l’instruction judiciaire devant le pôle économique et financier.
La présomption d’innocence demeure applicable
Le transfert du dossier au juge d’instruction, tout comme le placement en état d’arrestation ou la présentation devant le parquet, ne signifie pas que les personnes concernées sont reconnues coupables.
Les faits et les éventuelles charges demeurent soumis à l’enquête et à l’instruction judiciaire. La responsabilité pénale ne peut être établie qu’en vertu d’une décision de justice définitive.
S.H











