Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Médicaments : le ministère de la Santé annonce des mesures urgentes face aux pénuries

Article réservé aux abonnés

Par Myriam Ben Zineb

    Le ministère de la Santé a annoncé une série de mesures urgentes destinées à renforcer les stocks de médicaments et à améliorer la capacité des établissements de santé à répondre aux besoins des patients. Parmi les principales décisions figure l’octroi d’une enveloppe supplémentaire annuelle de quinze millions de dinars aux régions sanitaires.

    Ces mesures ont été détaillées dans une réponse du ministère à une question écrite de la députée Mariem Cherif portant sur les pénuries de médicaments, rapporte mercredi 16 septembre 2026 la Tap.

    Le département a assuré que la continuité de l’approvisionnement, notamment en médicaments essentiels, constituait une priorité afin d’éviter les interruptions de traitement.

    Un suivi en temps réel des stocks

    Le ministère a indiqué travailler sur le développement de nouveaux systèmes d’information permettant de suivre en temps réel les mouvements de médicaments ainsi que l’évolution de leur consommation. L’objectif affiché est d’améliorer la gestion des produits disponibles et de rationaliser leur utilisation.

    Le dispositif e-pharmacie doit également être progressivement généralisé. Il doit permettre un contrôle plus précis des stocks et une meilleure anticipation des besoins des établissements sanitaires.

    Parallèlement, une plateforme nationale consacrée au suivi des stocks de médicaments et à la surveillance de l’approvisionnement doit être mise en place, en coordination avec le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens et la Chambre nationale de l’industrie pharmaceutique.

    Des mesures pour soutenir la Pharmacie centrale

    Le ministère a également évoqué plusieurs mesures destinées à renforcer la situation financière de la Pharmacie centrale de Tunisie et sa capacité à honorer ses engagements.

    Des ressources financières supplémentaires doivent ainsi être mobilisées par le ministère des Finances pour assurer l’achat des médicaments. Le département de la Santé a également insisté sur la régularité des transferts provenant de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), afin d’accélérer le règlement des fournisseurs et de permettre la disponibilité des médicaments dans les délais requis.

    Des solutions plus structurelles sont parallèlement recherchées pour rétablir les équilibres financiers de la Pharmacie centrale. Ce travail est mené en coordination avec les ministères des Finances et des Affaires sociales.

    Des financements pour les médicaments coûteux

    Le ministère a rappelé que la Loi de finances 2026 avait introduit, à travers ses articles 18, 19 et 20, plusieurs dispositions visant à renforcer le financement du système de couverture sanitaire et à mobiliser des ressources au profit du compte de diversification des sources de la sécurité sociale.

    Des crédits ont également été réservés à l’acquisition de médicaments spécifiques à coût élevé, notamment ceux utilisés dans le traitement des cancers.

    Anticiper les ruptures de médicaments

    Le ministère est également revenu sur l’arrêté du ministre de la Santé du 26 janvier 2026, qui a imposé de nouvelles obligations aux titulaires d’autorisations de mise sur le marché des médicaments.

    Ils doivent notamment informer l’Agence nationale du médicament et des produits de santé de la date de commercialisation effective des produits autorisés et déclarer périodiquement les niveaux de stocks de matières premières, de produits semi-finis et de médicaments commercialisés.

    Toute interruption temporaire ou définitive de la commercialisation d’un médicament doit par ailleurs être signalée au moins trois mois avant la date prévue de la rupture.

    Les différents intervenants doivent également élaborer des plans de gestion des risques de pénurie pour les médicaments présentant une importance thérapeutique majeure.

    L’Agence nationale du médicament doit, de son côté, établir et publier une liste des traitements dont l’indisponibilité pourrait mettre en danger la vie des patients ou les priver d’une option thérapeutique essentielle. Cette démarche doit permettre d’anticiper les tensions et de prendre les mesures nécessaires pour préserver la continuité de l’approvisionnement.

    M.B.Z

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *