La mission permanente de la Tunisie auprès de l’Organisation des Nations unies à Genève a exprimé, jeudi 17 septembre 2026, sa « profonde préoccupation » face à la dégradation de la situation humanitaire dans les territoires palestiniens occupés, particulièrement pour les femmes et les enfants.
La position tunisienne a été présentée lors du dialogue interactif avec le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme consacré à la promotion et à la protection des droits des femmes et des enfants dans les situations de conflit et d’après-conflit. La rencontre s’est tenue dans le cadre de la 63e session du Conseil des droits de l’Homme.
La mission tunisienne a évoqué les pertes en vies humaines, les déplacements de population, la destruction d’infrastructures essentielles ainsi que les perturbations affectant les services de santé et d’éducation dans les territoires palestiniens.
Tunis réclame un accès « sûr, immédiat et durable » à l’aide
La Tunisie a renouvelé son appel au respect du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’Homme, ainsi qu’à la protection de la population palestinienne, en particulier des femmes et des enfants.
Elle a également appelé à garantir un accès « sûr, immédiat et durable » à l’aide humanitaire et à renforcer les mécanismes permettant de demander des comptes aux auteurs de violations. La mission a insisté sur le droit des victimes à la justice, à réparation et à des garanties de non-répétition.
Elle a souligné que les femmes et les enfants figuraient parmi les catégories les plus exposées aux conséquences des conflits armés. Les violations qu’ils subissent peuvent, a-t-elle relevé, entraîner des répercussions psychologiques, sociales et économiques durant plusieurs années et compliquer les efforts de reconstruction et de développement.
Pas de « sélectivité » ni de « double standard »
La mission tunisienne a estimé que la protection des femmes et des enfants, l’acheminement de l’aide humanitaire, la reddition de comptes et l’accès des victimes à la justice constituaient des obligations juridiques et morales qui ne devaient faire l’objet ni de « sélectivité » ni de « double standard ».
Elle a également appelé à placer les droits et les besoins des femmes et des enfants au cœur des politiques consacrées aux périodes d’après-conflit et à assurer une participation effective des femmes aux processus de consolidation de la paix et de reconstruction.
La mission a enfin exhorté les États à mettre en œuvre la recommandation générale n°30 du Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (Cedaw), consacrée à la situation des femmes dans la prévention des conflits ainsi que pendant et après ceux-ci.
M.B.Z










