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Les troubles neurocognitifs gagnent du terrain en Tunisie

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Par Myriam Ben Zineb

    À l’occasion de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer 2026, l’Association tunisienne de lutte contre Alzheimer a alerté sur la progression des troubles neurocognitifs affectant la mémoire, l’attention et la capacité à accomplir les activités quotidiennes. Une évolution qui accompagne notamment le vieillissement de la population tunisienne.

    Dans une déclaration accordée à la Tap, la présidente de l’association, Afef Hammami, a souligné que la maladie d’Alzheimer ne se limitait pas aux troubles de la mémoire. Elle constituait également un défi médical, familial, social et de santé publique.

    Elle a appelé à renforcer la prévention et le diagnostic précoce, à former les professionnels de la santé et à garantir une prise en charge spécialisée et multidisciplinaire. Elle a également insisté sur la nécessité d’accompagner les familles et les aidants.

    Jusqu’à 330.000 cas de démence en 2050

    La maladie d’Alzheimer représentait la cause la plus fréquente de démence, avec environ 60 à 70% des cas. Face à l’augmentation attendue du nombre de personnes concernées, Afef Hammami a réclamé une meilleure coordination entre les soins, la formation des professionnels, la réadaptation et le soutien aux proches des patients.

    Elle a précisé que les connaissances scientifiques récentes avaient montré qu’une action sur plusieurs facteurs modifiables, tout au long de la vie, pouvait réduire ou retarder le risque de démence.

    La Tunisie ne disposait toutefois pas d’un registre national consacré à la maladie d’Alzheimer. La présidente de l’association a ainsi appelé à suivre et à interpréter les données disponibles avec prudence afin de mieux évaluer la prévalence de la maladie.

    Les estimations du projet international Global Burden of Disease faisaient état d’environ 95.000 personnes atteintes de démence en Tunisie en 2019. Ce nombre pourrait atteindre 330.000 à l’horizon 2050.

    À l’échelle mondiale, 57 millions de personnes vivaient avec une démence en 2021, d’après l’Organisation mondiale de la santé. Près de dix millions de nouveaux cas étaient recensés chaque année.

    Un congrès national prévu en novembre

    L’Association tunisienne de lutte contre Alzheimer organisera, les 27 et 28 novembre 2026, le Congrès national de l’Alzheimer, sous l’égide du ministère de la Santé.

    La rencontre réunira des experts tunisiens et étrangers dans plusieurs spécialités, notamment la neurologie, la gériatrie, la cardiologie, la psychiatrie, l’oncologie, la nutrition, la médecine préventive et la réadaptation.

    Les échanges porteront sur le diagnostic précoce, les nouveaux traitements, les symptômes psychologiques et comportementaux, les maladies associées, la fragilité, la nutrition et la rééducation cognitive.

    Célébrée chaque année le 21 septembre, la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer vise à mieux faire connaître les symptômes de cette pathologie et les différentes formes de démence, tout en encourageant le diagnostic précoce et le soutien aux patients et à leurs familles.

    M.B.Z

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    Commentaire

    1. HatemC

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      18 septembre 2026 | 20h54

      Des études scientifiques récentes démontrent que le stress financier et la précarité chronique maintiennent le corps dans un état d’inflammation constante. Cette charge mentale et ce stress à long terme altèrent les structures cérébrales responsables de la mémoire et accélèrent le vieillissement du cerveau.

      Environ 60 % des personnes atteintes de démence vivent actuellement dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, et cette proportion devrait atteindre plus de 70 % d’ici 2050 en raison du vieillissement de la population mondiale. Le défi majeur de ces pays réside dans l’absence de systèmes de soins adaptés pour poser des diagnostics précoces et accompagner les familles.

      Vivre dans la précarité prive le cerveau de protections majeures et l’expose à des agressions continues.

      L’insécurité financière, la peur du lendemain et l’isolement génèrent un stress psychologique permanent.
      Ce stress maintient un taux élevé de cortisol (l’hormone du stress) dans le sang.
      À long terme, le cortisol élevé crée une inflammation chronique qui endommage l’hippocampe (le centre de la mémoire) et accélère le vieillissement des cellules cérébrales.

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