La situation devient préoccupante à Jaafar, dans le gouvernorat de l’Ariana. Une partie de la route de l’Oued El Khayat s’est effondrée, alors que la page locale de Jaafar multiplie depuis plusieurs jours les alertes sur l’état des routes et les conséquences des récentes intempéries.
Dans une publication accompagnant des images des lieux, la page locale ironise sur l’état de la chaussée : « Ne soyez pas trop surpris, ce ne sont pas des traces de guerre. C’est la route de l’Oued El Khayat. »
Elle dénonce ainsi une situation qui, selon ses publications, se dégrade malgré les alertes répétées des habitants.

Des travaux au cœur des critiques
La page locale pointe également du doigt les travaux engagés dans la zone, estimant que les habitants assistent chaque année au même scénario : des travaux, des promesses et, au final, des routes dégradées et des habitations exposées aux eaux.

Elle rappelle que les dernières intempéries ont déjà provoqué des situations difficiles dans la région, avec des véhicules pris par les eaux et des habitants confrontés à des infiltrations dans leurs domiciles.
La page locale s’interroge notamment sur le suivi des travaux : pourquoi les responsables ne se rendent-ils pas sur place dès le lancement des chantiers afin de vérifier leur avancement et leur conformité, plutôt que d’intervenir une fois la situation devenue critique ?
Les responsables locaux interpellés
Les représentants de la région sont également appelés à se rendre sur les lieux pour constater directement l’état de la route et des travaux en cours.
La page de Jaafar appelle notamment les élus et responsables locaux à effectuer une visite de terrain et à assurer un suivi du chantier, estimant que les habitants sont les premiers à subir les conséquences des défaillances éventuelles.
L’effondrement de la chaussée intervient ainsi dans un contexte marqué par les fortes pluies enregistrées ces derniers jours et les critiques croissantes concernant l’état des infrastructures dans plusieurs zones du Grand Tunis.
S.H










