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Étudiants tunisiens en Italie : Majdi Karbai alerte sur des blocages de visas et de titres de séjour

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Par Nadya Jennene

    L’ancien député Majdi Karbai a alerté, jeudi 24 septembre 2026, sur les difficultés administratives auxquelles seraient confrontés plusieurs étudiants tunisiens en Italie, dénonçant notamment des retards dans l’octroi de visas qui auraient contraint certains d’entre eux à changer d’université après leur arrivée sur le territoire italien.

    Dans un statut publié sur Facebook, Majdi Karbai a affirmé que « la bureaucratie entre la Tunisie et l’Italie » avait placé un nombre important d’étudiants tunisiens dans des situations administratives difficiles. Selon lui, certains auraient été contraints de modifier leur inscription universitaire en raison des délais de traitement de leur visa.

    L’ancien député a cité notamment le cas d’une étudiante dont la situation lui a été signalée. D’après son témoignage, le consulat italien aurait tardé à lui délivrer son visa, au point que l’université dans laquelle elle avait initialement prévu de s’inscrire aurait entre-temps clôturé les inscriptions.

    La jeune femme aurait alors dû s’inscrire dans une autre université. Ce changement aurait, selon Majdi Karbai, entraîné des complications administratives concernant sa situation en Italie, notamment au niveau de son titre de séjour.

    Toujours selon son récit, l’étudiante serait désormais exposée à une procédure pouvant aller jusqu’à l’éloignement du territoire et serait contrainte de se présenter deux fois par semaine auprès des services de police.

    « Quel tort cette étudiante a-t-elle commis ? », s’est interrogé Majdi Karbai soulignant que la jeune fille n’aurait ni pénétré en Italie de manière irrégulière ni cherché à contourner les règles. Elle se serait rendue dans le pays dans le cadre d’un projet d’études et aurait changé d’université pour des raisons indépendantes de sa volonté.

    Majdi Karbai a indiqué par ailleurs avoir pris contact avec plusieurs organisations, lesquelles lui auraient fait état d’un nombre important d’étudiants tunisiens confrontés à des situations similaires. 

    Il a pointé ainsi un paradoxe entre les discours officiels sur la migration régulière et la mobilité des jeunes et des étudiants, d’une part, et les difficultés rencontrées par ceux qui choisissent précisément les voies légales pour poursuivre leurs études en Europe, d’autre part.

    Face à cette situation, l’ancien parlementaire a appelé les autorités italiennes à trouver une « solution juste » pour les étudiants concernés. Il a exhorté également les autorités tunisiennes à assumer leur rôle dans la défense de leurs ressortissants poursuivant leurs études en Italie.

    Pour Majdi Karbai, ces étudiants ne devraient pas être appréhendés sous le seul prisme de la migration. « Les étudiants ne sont pas un problème migratoire ; ils sont les victimes d’un système bureaucratique qui doit être réformé », a-t-il conclu. 

    N.J 

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    Commentaire

    1. l'autre

      Répondre
      24 septembre 2026 | 13h49

      Un article qui manque de précisions!!:
      L’article décrit une difficulté administrative qui peut effectivement concerner des étudiants tunisiens. En effet, pour les étudiants soumis au visa, celui-ci doit être obtenu avant l’entrée en Italie et pas sur place (!!). Après leur arrivée, ils disposent de quelques jours pour demander leur titre de séjour.

      Pour 2026-2027, l’Ambassade d’Italie à Tunis précise également que l’inscription dans un cursus différent de celui indiqué lors de la demande de visa peut nécessiter un retour en Tunisie et une nouvelle demande de visa.

      Un retard dans la délivrance du visa, pour diverses raisons, peut donc avoir des conséquences sur l’inscription universitaire. Les étudiants doivent donc faire les démarches largement en avance pour obtenir le visa à temps avant la fin des inscriptions.

      Il faut aussi préciser que le changement d’université ne signifie pas automatiquement une expulsion, et l’obligation de se présenter deux fois par semaine à la police n’est pas une règle générale applicable à tous les étudiants. La situation dépend donc du dossier administratif de chaque étudiant . En conclusion, l’article soulève un problème qui peut être rencontré réellement; mais il manque de précision et certaines affirmations s ne sont pas justes. Une information n’est utile que si elle est juste et précise!

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