De nouveaux équipements et des caméras destinés à détecter certaines infractions au Code de la route devraient prochainement être installés, dès l’entrée en vigueur de nouvelles dispositions réglementaires relatives à la sécurité routière.
Le secrétaire permanent du Conseil national de la sécurité routière, relevant de l’Observatoire national de la sécurité routière, le colonel-major Fraj Ben Ibrahim, a indiqué jeudi 24 septembre 2026 à l’agence Tap que l’acquisition de ces équipements interviendrait après la finalisation de la révision de certains textes juridiques dans le domaine de la sécurité routière et leur publication au Journal officiel de la République tunisienne.
S’exprimant en marge d’une séance de travail consacrée au suivi de la mise en œuvre de la Stratégie nationale multisectorielle de sécurité routière 2025-2034, il a précisé que l’Observatoire avait achevé l’élaboration du projet de texte réglementaire fixant les appareils et moyens permettant de constater certaines infractions de la circulation.
Ce texte doit encore achever son parcours administratif avant sa publication officielle.
Une fois le cadre réglementaire adopté, les autorités pourront procéder à l’acquisition et au déploiement d’équipements et de caméras destinés à détecter automatiquement plusieurs types d’infractions.
Le dispositif devrait notamment permettre de constater le franchissement d’un feu rouge, l’utilisation du téléphone portable au volant, le non-port du casque pour les conducteurs de deux-roues ainsi que le non-port de la ceinture de sécurité.
Le bilan des accidents de la route demeure particulièrement préoccupant en Tunisie. Selon les dernières statistiques de l’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR), arrêtées au 14 août 2026, les routes tunisiennes ont fait 805 morts depuis le début de l’année, contre 733 sur la même période en 2025 et 672 en 2024. Le nombre de décès a ainsi progressé de 9,82% en un an, alors même que le nombre d’accidents a nettement reculé.
L’ONSR a en effet recensé 2 813 accidents au cours de cette période, contre 3.459 en 2025, soit une baisse de 18,68%. Le nombre de blessés a également diminué, passant de 4 558 à 3 695 personnes. Malgré cette amélioration sur le plan de la fréquence des accidents, leur bilan humain s’est donc alourdi, avec 72 décès supplémentaires par rapport à 2025.
La vitesse constitue de loin le principal facteur de mortalité : 304 personnes ont perdu la vie dans des accidents qui lui sont liés, soit 37,76% de l’ensemble des décès. L’inattention et le manque de vigilance restent, pour leur part, la première cause en nombre d’accidents.
N.J










