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Mohamed Yousfi depuis la Mornaguia : « Il n’existe ni argent, ni biens immobiliers »

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Par Sarra Hlaoui

    Le journaliste Mohamed Yousfi, détenu à la prison de la Mornaguia, affirme que son état s’améliore après avoir subi une intervention chirurgicale et assure que son moral reste élevé. Il a livré un message depuis sa détention, transmis jeudi 24 septembre par son ami et avocat Karim Marzouki, qui lui a rendu visite en prison.

    Dans ce message, Mohamed Yousfi conteste les accusations portées contre lui et affirme être poursuivi en raison de son activité journalistique et de la ligne éditoriale indépendante du média Alqatiba, dont il est rédacteur en chef.

    « Il n’existe ni argent, ni biens immobiliers »

    Mohamed Yousfi revient notamment sur les accusations d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent évoquées dans son dossier. Il affirme qu’aucune somme d’argent, propriété immobilière ou exploitation agricole correspondant aux accusations formulées à son encontre n’a été découverte.

    « Le jour de mon arrestation, mon compte bancaire était dans le rouge », affirme-t-il, ajoutant que sa crédibilité et son intégrité auprès de son public constituent ses biens les plus précieux.

    Le journaliste assure également être prêt à ce que les accusations portées contre lui soient vérifiées et conteste leur fondement, estimant que son dossier est lié à son travail journalistique et à la ligne éditoriale du média pour lequel il travaille.

    Un « reportage immersif » depuis la prison

    Dans la suite de son message, Mohamed Yousfi affirme vouloir tirer de son expérience en détention une matière journalistique destinée à la mémoire collective.

    Il explique avoir toujours recommandé à ses confrères de recourir au journalisme immersif ou au journalisme de terrain comme approche humaine et journalistique. Il dit vouloir appliquer cette approche à sa propre situation et préparer une enquête qui pourrait s’inscrire dans la durée.

    Selon lui, ce travail pourrait contribuer à la mémoire historique et être utile aux générations futures, notamment à ses propres enfants.

    S.H

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    Commentaire

    1. Roberto Di Camerino

      Répondre
      25 septembre 2026 | 14h19

      Une Chroniqueuse astucieuse de BN a qualifié ironiquement les accusations de Blachiment d’argent d’ accusation a tout faire.
      Oui et j’ajoute que la justice au service de Kais saied a adopté le fameux dicton:
      quand on veut noyer son chien, on la’accuse de rage.
      Un jour viendra oú ce tout beau monde paiera au prix cher.
      Comme l’a dit Robespierre aux revolutionnaires français :
      DEBOUT , CITOYENS !
      Expression qui reflète l’appel à l’engagement civique et la lutte contre l’oppression.
      Elle est devenue un symbole de la ferveur révolutionnaire ainsi que des revendications d’égalité et de justice. Partout dans le monde dont la Tunisie fait partie.,

      Et si mes souvenirs sont bons: Les Tunisiens ont eux aussi leur chant patriotique.

      Je m’excuse , je ne peux pas ecrire en Arabe. mais quelqu’un peut le faire dans sa reponse.

    Répondre

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