Le mouvement citoyen Nafas a publié, jeudi 24 septembre 2026, un communiqué dans lequel il dénonce ce qu’il qualifie de « dégradation grave et accélérée » de la situation en Tunisie et appelle à la poursuite des mobilisations pacifiques.
Dans son communiqué, Nafas accuse le pouvoir de recourir à « la répression », aux poursuites judiciaires et à un discours de « complot » et de « trahison » pour, selon lui, faire face aux difficultés politiques et sociales et réduire au silence les voix critiques.
Le mouvement dénonce notamment les arrestations qu’il qualifie d’« arbitraires » visant des militants, des opposants et des personnes exprimant des opinions, ainsi que les restrictions qu’il affirme constater concernant les libertés publiques et individuelles, la liberté de la presse, d’expression et d’organisation.
Prisons, manifestations et situation sociale
Nafas évoque également les conditions dans les prisons et demande que toute affaire liée à des décès en détention fasse l’objet d’une enquête et d’une clarification.
Le mouvement dénonce par ailleurs la répression des manifestations pacifiques et les poursuites visant, selon lui, des chômeurs et des diplômés sans emploi mobilisés pour réclamer leur droit au travail.
Sur le plan économique et social, Nafas dénonce la hausse des prix, la baisse du pouvoir d’achat, les pénuries de certains produits de base et l’aggravation de la précarité.
Le communiqué revient également sur les difficultés rencontrées lors de la rentrée scolaire, citant notamment le manque de fournitures et de personnel éducatif ainsi que la dégradation des conditions de l’enseignement public.
Appel à la mobilisation
Nafas critique également ce qu’il présente comme une contradiction entre le discours officiel de soutien à la cause palestinienne et le traitement réservé aux participants et soutiens de la Flottille de la résilience.
Le mouvement appelle les forces civiles, démocratiques, les organisations, les partis, les mouvements de jeunesse et les citoyens à dépasser les divisions et à poursuivre les mobilisations pacifiques dans la rue.
Nafas réclame enfin « le départ » du pouvoir actuel et l’ouverture d’un « horizon politique démocratique » fondé, selon ses termes, sur les droits et libertés et sur le droit des citoyens à participer à la définition de leur avenir.
S.H










