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Abir Moussi : sa défense dénonce une audience fixée avant l’expiration du délai de recours

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Par Myriam Ben Zineb

    Le comité de défense d’Abir Moussi a dénoncé, vendredi 25 septembre 2026, ce qu’il considère comme une nouvelle irrégularité procédurale dans deux affaires concernant la présidente du Parti destourien libre (PDL), actuellement détenue.

    Lors d’une conférence de presse, les avocats ont indiqué que deux pourvois en cassation avaient été fixés au 29 septembre. Ils concernent l’affaire dite du bureau d’ordre de la présidence de la République, dans laquelle Abir Moussi a été condamnée en appel à dix ans de prison, et une affaire liée à l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), pour laquelle une peine de deux ans de prison avait été confirmée en appel.

    La défense conteste cependant la date retenue pour l’examen de ces pourvois. Elle affirme avoir reçu les copies des arrêts contestés le 3 septembre 2026 et estime, sur la base de l’article 263 bis du Code de procédure pénale, disposer d’un délai de trente jours à compter de cette remise pour déposer ses mémoires de cassation.

    Selon le calcul présenté par les avocats, ce délai n’expirerait ainsi que le 2 octobre, soit trois jours après les audiences fixées au 29 septembre.

    Les membres du comité ont indiqué avoir entrepris des démarches auprès de la Cour de cassation afin de signaler cette situation et de demander que les affaires ne soient pas examinées avant l’expiration du délai dont ils estiment disposer. Ils ont insisté sur le fait qu’il s’agissait, à leurs yeux, d’une question strictement procédurale et non d’une appréciation du fond des dossiers.

    La défense a également affirmé que les avocats concernés avaient été informés de la date du 29 septembre par des messages reçus la veille de la conférence de presse.

    Cette conférence intervient au lendemain de l’annonce par l’avocat Nafaâ Laribi qu’Abir Moussi avait entamé, mercredi 23 septembre, une grève de la faim. Il avait indiqué que cette décision était notamment motivée par ce que la défense qualifie de « graves violations procédurales ».

    Abir Moussi est détenue depuis le 3 octobre 2023, après son interpellation alors qu’elle se trouvait au bureau d’ordre de la présidence de la République pour déposer des recours contre des décrets présidentiels.

    M.B.Z

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