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Ahmed Ounaies évalue la participation tunisienne à l’Assemblée générale de l’ONU

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Par Imen Nouira

    L’ancien diplomate Ahmed Ounaies a livré, vendredi 25 septembre 2026, son appréciation de la participation tunisienne à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York. S’il juge « fortes et justes » les priorités portées par le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, il estime qu’un dossier de taille manque à l’appel : la crise que traverse le Maghreb.

    Intervenant au micro sur de Wassim Ben Larbi dans l’émission Expresso sur Express FM, Ahmed Ounaies a d’abord rappelé que les travaux se trouvent encore dans leur première phase, celle des interventions des chefs de délégation. Ils doivent ensuite se poursuivre au sein des différentes commissions, chacune traitant des dossiers relevant de ses compétences, notamment politiques, économiques, sociales et de développement.

    Mohamed Ali Nafti préside la délégation tunisienne participant au segment de haut niveau de cette 81e session de l’Assemblée générale. Son programme prévoit notamment plusieurs réunions de haut niveau et rencontres ministérielles régionales, tandis que la Tunisie doit y présenter ses positions sur les principales questions régionales et internationales.

    Des priorités « fortes et justes », mais un Maghreb absent

    Dans son évaluation de l’intervention tunisienne, Ahmed Ounaies a d’abord relevé la place centrale accordée à la question palestinienne. Selon lui, Mohamed Ali Nafti a notamment insisté sur le droit du peuple palestinien à l’autodétermination et sur le sort de Jérusalem.

    Le deuxième grand axe identifié par l’ancien diplomate concerne les enjeux économiques et multilatéraux : droit au développement, coopération multilatérale, endettement et réforme de la gouvernance économique internationale.

    Une hiérarchie qu’Ahmed Ounaies approuve. « Personnellement, je considère que ces priorités sont justes », a-t-il affirmé, estimant que Mohamed Ali Nafti avait traduit des priorités « fortes et justes » au regard de la situation actuelle de la Tunisie.

    Son appréciation comporte toutefois une réserve de taille. Pour l’ancien ministre des Affaires étrangères, la Tunisie aurait également dû porter à la tribune onusienne la question de la crise du Maghreb. « Il était nécessaire de dire un mot sur le Maghreb uni, qui traverse une crise », a-t-il estimé.

    Ahmed Ounaies inscrit cette question dans un constat régional beaucoup plus large. Il évoque une crise au Maghreb, une autre au Machrek et une troisième dans le Golfe, estimant que les pays arabes et l’Iran n’ont toujours pas réglé les différends qui les opposent.

    À ses yeux, ces fractures auraient mérité d’être abordées, même brièvement. Il relève ainsi que Mohamed Ali Nafti a défendu des priorités qu’il juge solides, tout en évitant d’entrer en profondeur dans les questions politiques régionales.

    Palestine : une charge contre les contradictions du système international

    Ahmed Ounaies a ensuite élargi son analyse au fonctionnement même du système international, avec une critique particulièrement sévère des conditions d’accès à la tribune des Nations Unies.

    Il s’est notamment attaqué aux restrictions de visas imposées par les États-Unis à certaines délégations. Pour l’ancien diplomate, le fait que l’accès au siège de l’ONU à New York puisse dépendre de la délivrance d’un visa par le pays hôte pose un problème lorsque des représentants sont empêchés de participer pleinement aux travaux de l’organisation.

    Il a particulièrement dénoncé la situation des représentants palestiniens, rappelant que la question palestinienne figure à l’agenda des Nations Unies depuis la création de l’organisation. Il a également évoqué le refus d’un visa à un responsable iranien.

    Ahmed Ounaies a opposé cette situation à celle du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, évoquant les décisions de la justice internationale le concernant et le fait qu’il puisse néanmoins accéder à la tribune onusienne. Le qualifiant de « criminel de guerre », l’ancien diplomate a vivement dénoncé ce qu’il considère comme une contradiction entre les principes censés régir l’ordre international et leur application effective.

    Pour Ahmed Ounaies, la question va donc au-delà des visas : elle touche à la crédibilité même du multilatéralisme lorsque, selon lui, le pays hôte peut peser sur l’accès à une enceinte censée représenter l’ensemble de la communauté internationale.

    Ounaies veut une femme africaine à la tête de l’ONU

    L’ancien diplomate a enfin identifié un autre dossier qui aurait, à ses yeux, mérité davantage d’attention à New York : la succession du secrétaire général des Nations Unies. Il estime que la désignation du prochain secrétaire général aurait dû faire l’objet d’un travail plus poussé et de consultations préalables entre les États.

    Ahmed Ounaies défend surtout une double évolution : que le poste soit confié, pour la première fois, à une femme et que celle-ci soit africaine.

    Son évaluation de la participation tunisienne est ainsi globalement positive sur les dossiers choisis par Mohamed Ali Nafti, mais assortie d’une réserve politique nette. Pour Ahmed Ounaies, entre la Palestine, la dette, le développement et la réforme de la gouvernance économique mondiale, la Tunisie a porté des priorités pertinentes. Elle aurait toutefois pu profiter de la tribune new-yorkaise pour mettre également sur la table une crise beaucoup plus proche d’elle : celle du Maghreb.

    I.N.

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    Commentaire

    1. Nahor Guëttam

      Répondre
      25 septembre 2026 | 17h16

      Un naufrage moral et un déboussolement complet.

      On pense à tout mais jamais à la centralité de la Tunisie!!

      Et quand l’ancien diplomate Ounaies qualifie le PM israélien de « criminel de guerre », veuillez me donner licence de critique, il repète la même rengaine du fantoche des Ikhwan à New York , le déplorable et minable Mamdani, et du système de propagande au service de la Confrérie qui a accablée et insultée la probité et la force patriotique de la nation tunisienne; la déchirant dans l’espce d’une décennie noire dans un conflit politique inoui et aux conséquences désastreuses dont nous tous voyons les conséquences!!

      La seule vraie entité criminelle qui nous concerne, est celle des IKHWAN et leur organisation désormais globale et aux ramifications profondes au sein des services secrets américains et des différentes administrations en Europe!!

      Cela fait que du 11 septembre 2001, de l’essor de AlQaeda et de Daech, au financement et à l’appui matériel fourni à l’émir égorgeur AlBaghdadi imputable directement au Qatar et à la complicité averée de Erdogan en Turquie, nous avons assisté à la devastation du monde arabe par une PSY-OP mensongère de « printemps arabe » qui a accablé et disloqué la Tunisie, la Libye, l’Egypte, la Syrie et le Yemén tout en faisant la « chanson de gestes » pour une entité khomeiniste assassine et lâche, les « grands amis’ des nahdaouis en Tunisie, brutale et oppressive contre la population palestinienne prise en otage à Gaza: le hamaSS!! Les SS du Moyen Orient avec le Hezb-Khomeini au Liban (comprennez moi bien pourquoi cette dénomination): ces proxis terroristes du régime khomeiniste, et non Israël, ont planifié et ouvert un conflit CONTRE LA REALISATION d’une PALESTINE viable et réelle, pour conduire Gaza vers une guerre urbaine calculée sur son atrocité et comme base de propande inhumaine et antisémite, celebrant Hitler et l’holocauste nazi, comme font actuellement les amis jihadistes du maire « carioca » de New York au couleurs gay et woke, juste pour masquer son appartenance radicale et cynique et son financement qatari déguisé!!

      Et je dois donc finalement demander pourquoi ces lâches répresentants européens et autres qui ont quitté la salle de l’Assemblée générale de l’ONU parce qu’ils ne voulaient pas entendre les dures vérités de Netanyahu, ne sont pas partis lorsque le terroriste en cravate, al-Julani, l’agresseur contre la Syrie et le chef des bouchers qui ont commis des massacres contre de nombreux innocents en Syrie, a pris la parole? Pourquoi ils ne l’ont pas quitté face aux mensonges honteuses et devergongées du président du régime khomeiniste décapité en Iran, massacreur de sa population à la hauteur de 50000 âmes innocentes dans quelques jours seulement, un régime qui sait que l’histoire sera impitoyable et que le peuple iranien s’affranchira vers sa liberté et la réalisation d’une juste démocratie ??

      N.G.M. – activiste indépendant pour les Droits de l’Homme en Afrique

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