Le Journal officiel de la République tunisienne (Jort) aligne, vendredi 25 septembre 2026, une série de nominations, changements de fonctions et promotions au sein des municipalités et des structures du ministère de l’Intérieur. Des secrétaires généraux changent de commune, des divisions des affaires communales se réorganisent et plusieurs cadres se voient attribuer de nouveaux rangs et prérogatives.
Derrière cette succession d’arrêtés administratifs, c’est une partie de l’appareil chargé de faire fonctionner les communes qui se remet en mouvement.
De nouveaux secrétaires généraux
Premier mouvement : plusieurs communes accueillent de nouveaux secrétaires généraux.
À Sakiet Ezzit, Mohamed El Akid, technicien en chef, est chargé des fonctions de secrétaire général de quatrième classe, selon un arrêté du 31 août 2026.
Le même jour, Saleh Khlifa, administrateur en chef, est nommé secrétaire général de troisième classe de la commune de Bechri Fatnassa, avec un effet remontant au 26 février 2026.
À Ghezala, le changement intervient quelques jours plus tard. Un arrêté daté du 10 septembre 2026 confie à Atef Ben Slama, administrateur conseiller de l’intérieur, les fonctions de secrétaire général de deuxième classe. Sa nomination prend effet au 5 juin 2026.
Les affaires communales changent également de responsables
Le mouvement ne concerne pas uniquement les secrétaires généraux. Plusieurs postes au sein des structures chargées des affaires communales dans les gouvernorats changent également de mains.
À Zaghouan, Ajmi Ben Mabrouk, administrateur général de l’intérieur et chef de la division des affaires communales, se voit attribuer la classe exceptionnelle à l’emploi de directeur d’administration centrale, avec le rang et les prérogatives correspondants.
À Nabeul, Mohamed Daoud, conservateur en chef des bibliothèques ou de documentation, prend la tête de la division des affaires communales avec le rang et les prérogatives de sous-directeur d’administration centrale.
Même mouvement à Sousse, où Rifka Mejri, administrateur en chef de l’intérieur, est chargée de diriger la division des affaires communales, avec les mêmes rang et prérogatives.
Le gouvernorat de Sousse concentre d’ailleurs plusieurs changements. Wided Khalladi, administrateur en chef, est chargée de la subdivision de tutelle des communes et de la coopération. Mohamed Ben Slimen, administrateur en chef de l’intérieur, prend pour sa part la tête de la subdivision des études et de la planification à la division du conseil régional. Tous deux bénéficient du rang et des prérogatives de chef de service d’administration centrale.
Toujours à Sousse, Lotfi Sassi, administrateur en chef de l’intérieur, est chargé des fonctions de sous-directeur de la gouvernance à la commune.
Garde nationale, hôpital et départs : le mouvement dépasse les municipalités
Les arrêtés publiés au Jort ne se limitent toutefois pas au secteur communal.
Le colonel-major de la Garde nationale Aymen Ben Brahim se voit attribuer la classe exceptionnelle à l’emploi de sous-directeur d’administration centrale. Il est parallèlement chargé de diriger la division régionale du Nord-Est de l’Observatoire national d’information, de formation, de documentation et d’études sur la sécurité routière au ministère de l’Intérieur.
Dans le secteur médical, Syrine Bellakhal, maître de conférences agrégé hospitalo-universitaire en médecine, est nommée chef du service de médecine interne à l’Hôpital des forces de sécurité intérieure de La Marsa.
Le mouvement comprend aussi des décharges de fonctions. Jamel Talbi quitte ainsi son poste de directeur du développement des ressources, des affaires juridiques et du patrimoine de la commune de Mnihla.
À Sakiet Ezzit, Hassen Mejjadi est déchargé de ses fonctions de technicien en chef et nommé administrateur de l’arrondissement municipal El Ons, avec le rang et les prérogatives de chef de service à la commune.
Des communes toujours administrées sans conseils élus
Cette vague de nominations intervient dans un paysage municipal qui reste profondément marqué par la dissolution des conseils municipaux élus.
Depuis le décret-loi n°9 du 8 mars 2023, les conseils municipaux ont été dissous dans l’attente de l’élection de nouvelles instances. Le texte confie notamment au secrétaire général de la commune, sous la supervision du gouverneur, la gestion des affaires ordinaires de la municipalité et de son administration.
Autrement dit, derrière les changements de noms et de fonctions publiés au Jort, ce sont les responsables chargés du fonctionnement quotidien des communes qui continuent d’être désignés dans un système municipal sans conseils élus.
Le cadre électoral des futures municipales a, lui aussi, été modifié en mars 2023, avec notamment un nouveau mode de scrutin et un mandat de cinq ans pour les prochains conseils municipaux.
En attendant leur retour aux urnes, toujours incertain, les communes continuent donc de fonctionner avec cette architecture administrative : des secrétaires généraux et des cadres nommés, sous la supervision du ministère de l’Intérieur.
S.H










