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Sidi Bouzid : une marche des chômeurs vers le palais de Carthage

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Par Sarra Hlaoui

    Une marche à pied a démarré dimanche 27 septembre 2026 depuis Menzel Bouzaiane, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, en direction du palais présidentiel de Carthage.

    Les participants, se présentant comme des « chômeurs de longue durée », réclament notamment l’application de la loi n°18 relative à l’emploi des personnes au chômage depuis plusieurs années.

    Une mobilisation en direction de la capitale

    Les manifestants entendent rejoindre Tunis à pieds afin de porter leurs revendications auprès des autorités. Ils demandent également la libération de Karim Teraâ, dont le nom a été associé à leur mobilisation.

    Cette marche intervient dans un contexte de revendications récurrentes de diplômés et de demandeurs d’emploi de longue durée, notamment dans les régions de l’intérieur, autour de l’accès à l’emploi et de l’application des dispositifs législatifs en leur faveur.

    Les participants devraient poursuivre leur progression vers la capitale, avec pour objectif d’atteindre le palais présidentiel de Carthage.

    S.H

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    3 commentaires

    1. Mohamed Mabrouk

      Répondre
      28 septembre 2026 | 8h53

      Bonjour
      Quand finira-t-on par comprendre que l’emploi est une question de long terme, de vision industrielle et geostrategique.
      Les slogans « l’emploi est un droit » fourvoient l’opinion publique vers la conviction puérile et erronée que le gouvernant qui n’arrive pas a endiguer le chomage commet un crime qui releve du domaine pénal.
      Au sein du debat public, la comprehension de l’economie se trouve detruite par cette confusion. Elle fait place au ressentiment aveugle.
      Le gouvernant se sent fragile, prend peur et rejette la responsabilité sur des mechants cachés qui nous veulent du mal ou designe arbitrairement des boucs emissaires qu’il jette a la vindicte populaire.
      Telle est la motivation du honteux decret de confiscation de 2011, qui, transgressant les constitutions, autant celles de bourguiba ou de ghannouchi ou de saied, punit sans juges ni plaidoiries.
      Le probleme a regler, en l’occurence le chomage, ne peut etre resolu par un tel traitement basé sur la ruse populiste et l’exploitation de l’ignorance des gens.
      Au contraire, il s’aggrave par le sentiment d’instabilité et d’arbitraire de l’Etat, qui decourage l’economie qui a justement besoin de regles claires et stables sur le long terme.
      Si ces gens, qui sont prets a marcher des kilometres, le faisaient pour exiger un traitement judiciaire juste et transparent des condamnés, si seulement ils se souciaient de justice plus que de leur emploi, alors on pourrait commencer a voir le bout du tunnel.

      • Roberto Di Camerino

        Répondre
        28 septembre 2026 | 14h03

        Bien vu.

        Bien que les revendications des manifestants soient légitimes, elles me semblent en partie déplacées quant aux solutions qu’elles réclament.

        Le gouvernement peut certes créer des emplois dans l’administration, l’armée et les services publics tels que la Poste ou les douanes. Mais ces emplois sont nécessairement limités et représentent une charge permanente pour les finances publiques et la trésorerie de l’État. On ne peut pas indéfiniment transformer l’administration en principal employeur du pays sans finir par alourdir davantage les dépenses publiques.

        Là où les manifestants ont en revanche parfaitement raison, c’est de dénoncer l’échec du gouvernement à créer les conditions permettant au secteur privé de se développer.

        Le véritable rôle d’un gouvernement n’est pas de distribuer des emplois publics à ceux qui en réclament, mais de mettre en place des lois claires, un cadre stable et un environnement économique suffisamment attractif pour permettre aux entrepreneurs et aux entreprises de créer ces emplois.

        Il faut attirer les capitaux, encourager l’investissement, faciliter la création et l’implantation d’entreprises, permettre la construction d’usines et favoriser l’ouverture de nouvelles activités industrielles et commerciales. Ce sont ces investissements qui créent des emplois durables et productifs, parce qu’ils répondent à une véritable activité économique et non à une simple augmentation de la masse salariale de l’État.

        En résumé : le gouvernement peut créer quelques emplois ; le secteur privé peut en créer des milliers.

        C’est donc moins la création de postes dans l’administration qu’il faut réclamer que la création des conditions économiques qui permettront aux entreprises d’embaucher. C’est là que se trouve, à mon sens, le véritable enjeu.

    2. Fares

      Répondre
      27 septembre 2026 | 17h16

      سيدي حاضر يا شكاية

      Bravo aux habitants de Sidi Bouzid pour cette initiative.

      Pourrais ks un nostalgique des abbassides a peur que les tunisiens atteignent le palais de Carthage pour revendiquer un minimum de dignité? Pourquoi préfère-t-il se cloîtrer dans cette tour d’ivoire qui appartient au peuple en passant et pas à ks qui n’est que de passage ?

      Les manifestations sur les marches du téatrou n’ont absolument rien donné. Peut-être que le téatrou est trop loin pour qu’il entende. Je suis sûr que ces patriotes du peuple se feront gazer avant d’atteindre le palais mais il faut persévérer.

      Bon courage à ces patriotes.

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