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Agression de Yakin à Mellassine : l’indignation submerge les réseaux sociaux

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The concept of stopping violence against women andand human trafficking, Stop sexual harassment and rape, International Women's Day

Par Sarra Hlaoui


    L’affaire de Yakin, une adolescente de quinze ans hospitalisée dans un état critique après une agression sexuelle à Mellassine, provoque depuis plusieurs heures une vague d’indignation sur les réseaux sociaux ce lundi 28 septembre 2026.

    Les publications se multiplient : messages de soutien à la jeune fille et à sa famille, dénonciation de la violence, inquiétudes face à la consommation de stupéfiants dans certains quartiers, appels à une intervention plus ferme des autorités. Beaucoup profitent aussi du drame pour réclamer le rétablissement de la peine de mort.

    Une zone qui « a sombré »

    Meriem Wassar Ayari dénonce la situation sociale de certains quartiers populaires et interpelle l’État et le ministère de l’Intérieur.

    « La zone a sombré et ses filles et ses garçons ont sombré avec elle, ses adultes et ses enfants, ses riches et ses pauvres », écrit-elle, décrivant une consommation de stupéfiants devenue omniprésente. Elle évoque une jeunesse « qui ne comprend plus où elle va » et juge la situation « alarmante ».

    Bilel Aich, lui, exprime sa colère face à « un crime particulièrement grave ».

    Comme plusieurs autres internautes, il réclame « l’application de la peine de mort », estimant que la sanction doit être à la hauteur des faits. Citant un verset coranique, il affirme que la crainte d’appliquer certaines dispositions religieuses explique la situation actuelle.

    « Combien de Yakin sont passées avant elle ? »

    Sur Facebook, Sarhan Nasri place la protection de l’enfance au cœur de son message et s’adresse directement à la ministre de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées : « Où est la position du ministère ? Où est la déclaration ? Où est la parole face à une tragédie qui touche une enfant et face à un danger qui menace nos enfants ? »

    Il poursuit : « Combien de Yakin sont passées avant elle ? Et combien d’autres Yakin sont encore menacées ? » Pour lui, la réponse ne peut plus se limiter à des communiqués publiés après coup : « Nous ne voulons pas seulement des communiqués après les catastrophes. Nous voulons de la prévention, de la protection, de l’intervention et une application stricte de la loi. »

    Il demande que toute personne dont la culpabilité serait établie soit confrontée aux sanctions prévues par la loi, jusqu’à la peine de mort lorsqu’elle est légalement applicable, et conclut : « Yakin doit vivre… et la loi doit suivre son cours. »

    « Une enfant de 15 ans entre la vie et la mort »

    D’autres internautes parlent d’une « affaire qui secoue l’opinion publique » et demandent que le nom de la jeune fille reste dans les mémoires. La journaliste Wiem Thabti, elle, publie une réaction lapidaire : « Appliquer la peine de mort ».

    Entre colère, douleur, exigence de justice et interrogations sur la protection des mineurs, les réactions continuent d’affluer, tandis que l’enquête se poursuit pour établir les circonstances exactes des faits et déterminer les responsabilités.

    S.H

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