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France : quatre ans de prison et cinq ans d’inéligibilité requis contre Rachida Dati

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THOMAS SAMSON / AFP

    Le parquet national financier a requis, lundi 28 septembre 2026, contre l’ancienne ministre française Rachida Dati, jugée pour corruption, quatre ans de prison, dont deux ans ferme sous bracelet électronique, ainsi que cinq ans d’inéligibilité et d’interdiction d’exercer dans la fonction publique, avec exécution provisoire pour ces peines complémentaires.

    Au cœur de l’affaire, 900.000 euros d’honoraires perçus par Rachida Dati entre 2010 et 2012 auprès de RNBV, la filiale néerlandaise de l’alliance Renault-Nissan, alors qu’elle était députée européenne. La justice soupçonne l’ancienne ministre d’avoir utilisé son influence au Parlement européen au profit du groupe en échange de ces rémunérations. Rachida Dati conteste ces accusations et affirme avoir réellement exercé une activité d’avocate pour Carlos Ghosn, alors PDG de Renault-Nissan.

    La convention d’honoraires avait été signée en octobre 2009, quelques mois avant que Rachida Dati ne devienne avocate. Elle prévoyait notamment des prestations liées aux aspects juridiques et réglementaires de la politique d’expansion internationale du groupe. Le Parquet national financier estime que cette convention aurait pu servir à dissimuler un pacte de corruption, tandis que la défense soutient que les prestations ont bien été réalisées.

    Ces réquisitions, si elles étaient suivies par le tribunal lorsqu’il rendra sa décision dans quelques mois, feraient immédiatement perdre à Rachida Dati son mandat de maire du VIIe arrondissement de Paris et empêcheraient son retour dans la magistrature, au sein de laquelle elle vient d’être réintégrée et est actuellement en attente d’un poste.

    Contre l’ex-PDG de Renault Carlos Ghosn, en fuite au Liban et jugé en son absence, le parquet a requis quatre ans de prison avec maintien du mandat d’arrêt.

    BN avec AFP

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    2 commentaires

    1. Gg

      Répondre
      28 septembre 2026 | 16h36

      Que la justice passe… mais il y a beaucoup plus grave en Europe.
      La Présidente du Conseil Européen Ursula vdL a pour mari le directeur pour l’Europe de Pfizer. La même Pfizer qui a raflé le plus gros marché des vaccins contre la covid19.
      Et son fils, David, est cadre dirigeant du cabinet de conseil Mac Kinsey, celui-là même qui « conseille » les attributions de marchés européens.
      Comparé à tout cela, les frasques de R. Dati sont des pourboires…
      Finalement les reproches de corruption de l’UE envers des pays tiers sont comiques!

    2. Roberto Di Camerino

      Répondre
      28 septembre 2026 | 14h32

      Deux Zarabes !

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