L’impressionnant incendie qui s’est déclaré, mercredi 30 septembre 2026, dans un atelier de fabrication de bateaux situé dans la zone industrielle de Ksar Saïd, à Douar Hicher (gouvernorat de La Manouba), n’a fait aucune victime. Le feu a pu être circonscrit dans une partie du site, tandis que les opérations d’extinction se poursuivaient.
Le lieutenant Khalil Mechri, chef de la division des opérations et du suivi à la Direction des opérations de la Protection civile, a indiqué, mercredi, au micro de Jaafar Guesmi dans l’émission Saaâa Saeeda sur Diwan FM, que l’incendie était « pratiquement maîtrisé ».
« Les opérations se poursuivent, mais le feu a été maîtrisé et circonscrit dans une zone déterminée », a-t-il précisé.
Neuf camions mobilisés, le feu contenu dans un seul dépôt
Selon Khalil Mechri, l’alerte a été donnée à 9h35 auprès de la direction régionale de la Protection civile de La Manouba. Plusieurs moyens d’intervention ont immédiatement été dépêchés sur place, avant d’être renforcés par des unités provenant de directions régionales voisines.
Au total, neuf camions d’incendie ont été mobilisés pour combattre les flammes.
L’atelier est composé de trois dépôts, selon le responsable. Les équipes de la Protection civile sont parvenues à contenir le feu dans un seul d’entre eux, consacré à la production, empêchant ainsi sa propagation aux deux autres parties du site. Selon les précisions fournies par le lieutenant Mechri, le feu a concerné une superficie d’environ 1.400 mètres carrés.
Le responsable a surtout confirmé qu’aucune perte humaine n’avait été enregistrée, alors que l’important panache de fumée noire visible dans la zone avait suscité de nombreuses inquiétudes.
Une résine chimique à l’origine de l’épaisse fumée noire
Cette fumée particulièrement dense s’explique, selon le responsable de la Protection civile, par la combustion d’une résine utilisée dans la fabrication des moules de bateaux. Il s’agit d’un produit chimique inflammable dont les fumées présentent des risques pour les voies respiratoires.
La nature des produits en combustion a également nécessité le recours à des techniques et à des moyens spécifiques d’extinction, a précisé Khalil Mechri, sans détailler les équipements utilisés.
Quant à l’origine du sinistre, elle reste, à ce stade, indéterminée. Une enquête devra être ouverte pour établir les causes exactes de l’incendie. Le responsable a toutefois souligné que la priorité immédiate des équipes mobilisées restait l’extinction complète du feu et la sécurisation des lieux.
L’épaisse colonne de fumée noire aura rendu l’incendie particulièrement spectaculaire. Elle contraste avec un bilan humain vierge de toute victime. Restent désormais à déterminer l’ampleur des dégâts matériels et, surtout, les circonstances ayant provoqué le départ du feu.
I.N.










