Une vidéo montrant une femme en train de maltraiter un enfant à l’intérieur d’un jardin d’enfants a fait le tour de la toile et suscité une vive indignation. Face à cette scène, les autorités sont intervenues rapidement : l’établissement a été fermé avec le concours de la force publique, tandis que les procédures légales se poursuivent pour déterminer les responsabilités.
Intervenant au sujet de cette affaire, Raouf Fekiri, rapporteur de la Commission de la santé, de la femme et de la famille, des affaires sociales et des personnes handicapées à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), a indiqué, jeudi 1er octobre 2026 sur Jawhara FM, avoir pris contact avec la ministre de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées dès qu’il a eu connaissance des faits.
Selon lui, la ministre a immédiatement ordonné l’ouverture d’une enquête et les mesures nécessaires ont été prises à l’encontre de l’établissement concerné. Les procédures judiciaires doivent désormais se poursuivre afin de déterminer les responsabilités et les circonstances exactes des faits.
Raouf Fekiri a insisté sur le fait que les violences dans certaines structures d’accueil ne constituent malheureusement pas un phénomène isolé. « Cette situation se répète d’année en année et d’une crèche à une autre », a-t-il déploré, estimant que les établissements concernés doivent faire l’objet d’un contrôle plus rigoureux.
Il a également réagi aux explications rapportées par la mère de l’enfant, qui aurait indiqué que son fils était malade, « fortement agité », et que la méthode employée aurait été présentée comme un moyen de le « soigner ».
Pour le député, aucune circonstance ne peut justifier de telles pratiques. Il a rappelé que les enfants doivent être pris en charge par des professionnels et, lorsque cela est nécessaire, par des médecins ou des spécialistes avec lesquels les structures d’accueil sont normalement appelées à collaborer, notamment lorsqu’elles accueillent des enfants ayant des besoins particuliers.
Cette nouvelle affaire intervient alors que la Commission de la santé et des affaires sociales travaille déjà sur une proposition de loi visant à réorganiser le secteur.
Raouf Fekiri a rappelé que cette proposition avait été déposée à la suite notamment de l’affaire survenue dans une crèche d’Ennasr où une affaire d’agression sexuelle sur un enfant avait éclaté au grand jour en février 2026.
Il a expliqué qu’une réunion de la commission devrait permettre de définir un programme de travail pour poursuivre l’examen du texte. L’objectif est notamment de revoir le cadre régissant la création et le fonctionnement des crèches et jardins d’enfants.
L’enjeu est double : mieux protéger les enfants accueillis dans ces structures, mais aussi protéger les établissements respectant les règles face à la prolifération de structures opérant en dehors du cadre réglementaire.
N.J










