Le ministère de l’Environnement met en garde contre les conséquences environnementales et opérationnelles d’un éventuel arrêt des travaux de réalisation d’un troisième bassin à la décharge contrôlée d’Errahma, dans la délégation de Menzel Bouzelfa, au gouvernorat de Nabeul.
Dans une réponse écrite à une question de la députée Rim Sghaier, rendue publique ce dimanche 4 octobre 2026, le ministère a estimé que l’interruption du chantier risquerait d’aggraver la situation environnementale et les conditions d’exploitation de la décharge, tout en menaçant la continuité du service public de gestion des déchets ménagers et assimilés.
Un bassin destiné aux eaux issues du traitement des lixiviats
Selon le ministère, les travaux en cours s’inscrivent dans le cadre d’un aménagement supplémentaire de la décharge, réalisé par l’Agence nationale de gestion des déchets (Anged). L’objectif est de mettre en place des solutions techniques permettant de prolonger la durée d’exploitation de l’installation.
Le troisième bassin est spécifiquement destiné à recueillir le concentrat, c’est-à-dire les eaux fortement chargées en sels issues du traitement des eaux de lixiviation.
Le ministère affirme que cet ouvrage ne constitue pas une nouvelle source de pollution. Il fait, au contraire, partie du dispositif de protection environnementale du site. Le bassin est exclusivement réservé au stockage des eaux issues du processus de traitement et doit être aménagé dans une enceinte isolée, dotée de plusieurs couches imperméables conformes aux normes techniques en vigueur, afin d’empêcher tout risque d’infiltration dans le sol ou les nappes phréatiques.
Le blocage des travaux aggrave les difficultés d’exploitation
Le ministère souligne que le retard pris dans la réalisation du bassin a déjà accentué les difficultés d’exploitation de l’ensemble de la décharge. L’absence d’espaces supplémentaires aménagés pour accueillir le concentrat issu du traitement des eaux de lixiviation complique davantage la gestion de l’installation.
Dans ce contexte, le département estime que l’arrêt des travaux aurait des répercussions négatives sur l’environnement dans la région, entraînerait des dysfonctionnements dans la gestion des déchets ménagers et assimilés et compromettrait la continuité du service public.
Le ministère défend ainsi la poursuite du chantier, qu’il présente comme une nécessité technique et environnementale pour assurer le fonctionnement durable de la décharge contrôlée d’Errahma.
S.H










