Les usagers du métro 4 devront bientôt revoir leurs habitudes de déplacement. À partir de novembre, la ligne sera interrompue entre les stations 20-Mars et Kheireddine pour une période annoncée de huit mois à un an environ. Une durée qui laisse planer une incertitude sur le retour à la normale, alors que cette ligne dessert des zones densément peuplées et transporte quotidiennement de nombreux élèves, étudiants et travailleurs.
L’annonce, relayée dans une publication de l’élu local de de la Manouba Abdelhamid Khaldi, fait état de travaux de réaménagement de l’infrastructure de la Société du réseau ferroviaire rapide (RFR), ainsi que de la réalisation d’un tunnel pour les voitures.
Si le chantier est présenté comme nécessaire à l’amélioration des infrastructures, la durée approximative de l’interruption soulève des interrogations. Huit mois ou une année : la différence est loin d’être anodine pour les usagers qui devront organiser leurs déplacements en fonction d’un calendrier encore incertain.
Des alternatives en bus, mais à quel prix pour les usagers ?
Pour assurer la continuité des déplacements, des solutions de remplacement reposant sur le transport par bus sont annoncées. Selon les premières informations concernant la Mornaguia, les lignes de bus devraient être orientées vers la station Bougatfa, en passant par Ghedir El Golla.
Pour les voyageurs à destination de Ben Mahmoud, El Agba, Oued Guériana et Slimane Kahia, des bus de correspondance entre la station de la Mornaguia et Slimane Kahia devraient être mis à disposition tout au long de la journée.
Ces mesures sont censées atténuer les répercussions de l’arrêt du métro. Reste à savoir si les moyens mobilisés seront suffisants pour absorber le flux de voyageurs et éviter l’allongement des temps de trajet, particulièrement aux heures de pointe.
Un calendrier qui pèse sur la rentrée scolaire
L’interruption de la ligne 4 pose également la question du calendrier des travaux. Les chantiers de transport sont généralement programmés longtemps à l’avance et, lorsque cela est possible, leur démarrage est prévu pendant les vacances scolaires afin de limiter les perturbations pour les élèves et les étudiants.
Or, une interruption annoncée à partir de novembre intervient en pleine période scolaire et universitaire. Pour les jeunes qui empruntent quotidiennement cette ligne afin de rejoindre leurs établissements, les conséquences pourraient être particulièrement lourdes.
Au-delà des solutions de substitution annoncées, la question de la durée réelle du chantier reste entière. Les usagers ont besoin de visibilité, d’un calendrier précis et d’informations régulières sur l’avancement des travaux.
Car si la modernisation des infrastructures est indispensable, elle ne devrait pas se traduire par des mois d’incertitude pour ceux qui dépendent chaque jour des transports publics.
S.H











3 commentaires
Mhammed Ben Hassine
Pourquoi chercher
On a un exemple le rfr tunis gobba
Un bon commencement puis le calvaire
Mhammed Ben Hassine
[usagers qui devront organiser leurs déplacements en fonction d’un calendrier encore incertain.]
Organiser mon œil 😉
Il n’y a aucune alternative aucune aucune
Au diable,
HatemC
dans un service public digne de ce nom, un plan de remplacement efficace n’est pas une option ou un bricolage de dernière minute, mais une obligation de résultat intégrée au chantier dès sa conception.
Le ministère ne peut pas se contenter d’affecter quelques bus prélevés sur un réseau de la Transtu déjà saturé. Il doit injecter une flotte spécifique de bus à haut niveau de service (BHNS) dimensionnée pour absorber le flux réel du métro 4 aux heures de pointe.
– Remplacer un métro ferroviaire par des bus qui restent bloqués dans les embouteillages de La Manouba ne fonctionne pas. Il faut installer des voies de bus temporaires réservées tout au long du tracé de substitution pour garantir un temps de trajet équivalent.
– Des agents sur le terrain, une signalétique lisible dans chaque station impactée et des horaires garantis, plutôt que de laisser les usagers chercher des informations au compte-gouttes sur des publications d’élus locaux.
– Garantir la gratuité de la correspondance bus-métro pour les usagers pénalisés et proposer des compensations tarifaires sur les abonnements Transtu pendant toute la durée du chantier.
L’exigence d’un service de substitution fiable et respectueux des usagers n’est pas un luxe : c’est la condition minimale pour que la modernisation des infrastructures ne se fasse pas au détriment de la population.
On a compris que les gouvernement successifs depuis cette maudite merdolution ne respectent pas les citoyens et les abandonnent … c’est à eux de trouver des solutions …. incomprehenssible