La « Marche de la dignité », partie de Menzel Bouzaiane le 27 septembre 2026, est arrivée, mardi 6 octobre, aux portes de Tunis. Les diplômés du supérieur au chômage participant à cette mobilisation se trouvent au niveau de Borj Cedria, où ils affirment avoir été empêchés de poursuivre leur route vers la capitale.
Après avoir parcouru plusieurs centaines de kilomètres à pied depuis le gouvernorat de Sidi Bouzid, les participants espéraient qu’une délégation puisse poursuivre jusqu’à Carthage afin de présenter leurs revendications au président de la République.
Sur place, les participants ont toutefois été informés qu’ils ne pourraient pas poursuivre leur déplacement. Il leur a été indiqué par des agents de sécurité que le président de la République avait évoqué, la veille, le dossier des diplômés chômeurs et qu’un responsable de la présidence serait dépêché à Borj Cedria pour les rencontrer et écouter leurs revendications.
Kaïs Saïed avait en effet consacré, lundi 5 octobre, une partie de sa réunion avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, et le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, à l’application de la loi n°18 de 2025 relative au recrutement exceptionnel dans le secteur public et la fonction publique des diplômés de l’enseignement supérieur au chômage depuis une longue période. Le chef de l’État avait notamment insisté sur le respect des engagements pris.
Les participants ont néanmoins fait part de leur mécontentement après avoir appris qu’ils ne seraient pas reçus par Kaïs Saïed et qu’un responsable de la présidence viendrait à leur rencontre à Borj Cedria.
M.B.Z











