La scène d’une violence glaçante, filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, a suscité une vive émotion. Un bébé a été contraint d’ingérer un mélange contenant notamment du lait, du sel et une importante quantité de piment rouge. Sa mère a depuis été arrêtée, alors que les circonstances exactes des faits font l’objet d’une enquête.
Intervenant sur Jawhara FM mardi 6 octobre 2026, l’avocat Abdelmonem Abboud a estimé que l’affaire ne pouvait être considérée comme une simple affaire de maltraitance ou de violence involontaire. Selon lui, les faits pourraient relever d’une infraction pénale beaucoup plus grave, allant jusqu’à une possible tentative de meurtre, en fonction de l’intention établie par l’enquête.
D’après les éléments évoqués autour de cette affaire, les faits seraient survenus dans un contexte de conflit entre les deux parents, actuellement en instance de divorce. Le différend porterait notamment sur la pension alimentaire et les obligations financières envers l’enfant.
C’est dans ce climat familial particulièrement tendu que la vidéo aurait été enregistrée. On y verrait notamment la mère faire ingérer au bébé un mélange présenté comme contenant du lait, du sel et du piment rouge. D’autres gestes particulièrement inquiétants apparaîtraient également dans les images, notamment lorsque l’enfant se voit remettre un couteau.
La mère a été arrêtée à la suite des faits. Les investigations doivent désormais permettre de déterminer précisément les circonstances de la scène et les éventuelles motivations derrière les gestes filmés.
Pour Abdelmonem Abboud, la gravité de la scène réside notamment dans la nature des substances que le bébé a ingérées.
L’avocat a évoqué une possible tentative d’empoisonnement, expliquant qu’une importante quantité de sel peut affecter les reins et que le piment en forte concentration peut provoquer de graves irritations et lésions du système digestif.
Il a toutefois distingué deux hypothèses sur le plan juridique : celle où les substances auraient été administrées sans intention de tuer, et celle où l’auteur aurait consciemment exposé l’enfant à un risque mortel.
Dans ce second cas, la question d’une tentative d’homicide pourrait être posée.
L’avocat a rappelé que la qualification pénale dépendra notamment des résultats de l’enquête, des éventuelles constatations médicales concernant l’enfant et des éléments permettant d’établir l’intention de la mère.
Si l’intention de tuer est démontrée, la maman, pourrait être poursuivie pour une tentative de meurtre. À l’inverse, une absence d’intention homicide pourrait conduire à une autre qualification pénale, en fonction de la gravité des dommages causés à l’enfant.
À ce stade, ces éléments relèvent donc de l’enquête et de l’analyse juridique de l’avocat.
D’après les précisions livrées par l’avocat du père sur Mosaïque FM, les deux parents avaient engagé des procédures l’un contre l’autre. Le père était visé par une plainte concernant la pension alimentaire et violence sur son ex-épouse, tandis que la mère avait également fait l’objet d’une plainte déposée par son ex-époux après les faits.
Le jour de l’incident, alors que le père se trouvait avec un ami, la mère l’a contacté en visioconférence sur Messenger. Elle a alors exigé de son ex-époux qu’il lui verse la pension alimentaire.
L’ami du père, qui se trouvait à ses côtés au moment de l’appel, a commencé à filmer avec son propre téléphone l’écran montrant la conversation vidéo entre les deux ex-époux. C’est ainsi que les images de la scène impliquant le bébé ont été conservées.
Selon les éléments rapportés par l’avocat, la mère a, au cours de cette conversation, montré le bébé à son père avant de lui faire ingérer le contenu d’un biberon.
La vidéo a ensuite été utilisée comme élément dans le cadre des démarches engagées par le père.
Les deux parents ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire avant d’être finalement relâchés.
Malgré la gravité des images et les interrogations qu’elles soulèvent, le bébé, âgé de seulement 14 mois, se trouve actuellement auprès de sa mère.
N.J










