La commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple a entamé, mercredi 7 octobre 2026, l’examen des grandes orientations du projet de budget de l’État pour l’année 2027 ainsi que de l’exécution du budget à fin juin 2026.
Dans une déclaration à l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), le président de la commission des finances et du budget, Maher Ketari, a indiqué que la commission avait reçu deux documents. Le premier porte sur l’exécution du budget jusqu’à juin 2026, tandis que le second présente les grandes orientations du projet de budget pour 2027.
Concernant l’exécution du budget, Maher Ketari a précisé que le bureau de la commission, après avoir examiné les grandes lignes et les principaux chiffres contenus dans le document, a estimé nécessaire d’obtenir davantage de précisions. Les demandes portent notamment sur les facilités accordées par la Banque centrale de Tunisie (BCT) au profit du Trésor, dont le montant atteint, selon les données communiquées, onze milliards de dinars, ainsi que sur l’utilisation de ces fonds.
La commission souhaite également obtenir davantage d’informations sur les garanties accordées par l’État aux entreprises publiques lorsqu’elles contractent des emprunts, ainsi que sur leur impact sur les finances publiques. Elle entend également examiner les conséquences de la hausse des prix du pétrole sur le budget de l’État.
Dans ce contexte, Maher Ketari a estimé que l’absence d’augmentation des prix de l’essence constituait un élément positif pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens.
S’agissant des grandes orientations du projet de budget 2027, le président de la commission des finances a souligné que leur préparation intervient parallèlement à l’élaboration du Plan de développement 2026-2030, qui vise un taux de croissance de l’ordre de 4%.
Pour atteindre cet objectif, il estime notamment nécessaire d’encourager l’industrie, qu’il qualifie de « colonne vertébrale de l’économie ». Il a relevé que la contribution du secteur industriel au produit intérieur brut est passée d’environ 26% au début des années 2000 à près de 15% actuellement.
« Nous devons œuvrer à retrouver les niveaux précédents, ce qui contribuerait à réaliser la croissance », a-t-il déclaré.
Maher Ketari a également évoqué l’évolution de la valeur du dinar, qui a suivi une tendance baissière face aux devises étrangères depuis 2011. Selon lui, cette évolution constitue un autre facteur à prendre en considération, ajoutant que le rétablissement du dinar à ses niveaux antérieurs nécessite une vision claire à moyen et à long termes.
Enfin, le président de la commission des finances et du budget a indiqué que la commission avait invité la ministre des Finances à participer à ses réunions consacrées à l’examen des deux documents et à présenter ses observations, avant le début des discussions sur le projet de loi de finances.
Il a considéré cette invitation comme une « étape importante pour dissiper les craintes concernant l’existence d’une rupture entre les deux pouvoirs ».
S.F










