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Marche de la dignité : le Collectif de coordination de la société civile réclame une enquête sur les interventions sécuritaires

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Par Myriam Ben Zineb

    Le collectif de coordination de la société civile a dénoncé, jeudi 8 octobre 2026, les conditions dans lesquelles la Marche de la dignité des diplômés au chômage avait été interrompue à Borj Cédria. Il a réclamé l’ouverture d’une enquête sur les interventions sécuritaires et les dépassements présumés ayant accompagné cette mobilisation.

    Le collectif réunit neuf organisations nationales : l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), l’Ordre national des avocats de Tunisie (Onat), la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’Homme (LTDH), le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), l’Union générale des étudiants de Tunisie (UGET), l’Organisation tunisienne des jeunes médecins (Otjm), l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) et l’Union des diplômés chômeurs (UDC). 

    Dans un communiqué, le collectif est revenu sur les événements survenus mardi 6 octobre à Borj Cédria, où les participants avaient été empêchés de poursuivre collectivement leur marche vers la capitale. Il a également évoqué l’incident survenu aux abords de Kondar, au cours duquel deux manifestants avaient été blessés.

    Le collectif a dénoncé des interventions sécuritaires qu’il qualifie de violentes, ainsi que des propos à caractère régionaliste et raciste qui auraient été tenus à l’encontre des participants. Il a demandé que les circonstances de ces incidents soient élucidées et que les éventuels dépassements fassent l’objet d’une enquête.

    Il est également revenu sur l’arrestation de Nouha Ouled Nasr, membre de l’Union des diplômés chômeurs, interpellée mercredi 7 octobre à Hammam-Lif, avant d’être libérée quelques heures plus tard. Le collectif a estimé que cet épisode soulevait des interrogations sur le respect du droit à la protestation pacifique.

    Sur le fond, il a regretté que la rencontre organisée avec les autorités n’ait débouché, d’après les représentants des manifestants, sur aucun calendrier précis ni sur de nouvelles mesures concrètes pour l’application de la loi n° 18 de 2025, relative au recrutement exceptionnel des diplômés au chômage de longue durée.

    Le collectif a insisté sur la nécessité de fixer des délais clairs et de mettre en œuvre des mesures effectives, estimant que les promesses répétées ne constituaient plus une réponse suffisante. Il a également critiqué la gestion unilatérale des dossiers sociaux et le recours aux méthodes sécuritaires.

    Enfin, il a salué la mobilisation des diplômés au chômage, partis à pied de Menzel Bouzaiane le 27 septembre, ainsi que le soutien de leurs familles et des organisations civiles et syndicales. Il a appelé à poursuivre cette solidarité et à veiller à l’application effective de la loi n° 18.

    M.B.Z

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