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Tunis-Carthage, dernier aéroport mondial ? Ce que dit vraiment le classement AirHelp

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Par Rabeb Aloui

    Une publication circule sur Facebook affirmant que l’aéroport international de Tunis-Carthage occupe la dernière place parmi 279 aéroports dans le monde. L’information renvoie au classement AirHelp Score 2026, publié en juin par AirHelp, une entreprise spécialisée dans l’assistance aux passagers aériens.

    Si le rang attribué à l’aéroport tunisien correspond bien aux résultats publiés par cette entreprise, il convient de s’interroger sur la portée de cette évaluation. Car un classement établi par un acteur privé, à partir d’indicateurs spécifiques, ne saurait être assimilé à un indice universel permettant de déterminer, à lui seul, la qualité globale d’un aéroport.

    Pour comprendre ce résultat, il faut d’abord revenir à sa source. Dans son édition 2026, AirHelp indique avoir évalué 279 aéroports situés dans 76 pays, à partir de données portant sur la période du 1er mai 2025 au 30 avril 2026. L’aéroport de Tunis-Carthage figure à la 279e position, avec une note de 5,50 sur 10. Ce rang est donc bien celui que lui attribue l’AirHelp Score. Il ne signifie toutefois pas que l’aéroport tunisien a été évalué selon l’ensemble des critères possibles, ni qu’il a été comparé à tous les aéroports existant dans le monde.

    En effet, AirHelp précise que sa base de données couvre plus de 4.000 aéroports, mais que son classement ne retient qu’une sélection de plateformes considérées comme les principaux pôles de transit, en fonction du trafic aérien et de leur popularité. Certains aéroports sont également exclus faute de données suffisantes. Le classement porte donc sur un échantillon déterminé par les choix méthodologiques de l’entreprise, et non sur la totalité des infrastructures aéroportuaires mondiales.

    La méthodologie de l’AirHelp Score repose sur trois critères. Le premier, la ponctualité des vols, représente 60 % de la note finale. Le deuxième, l’expérience des passagers, compte pour 20 %. Le troisième, les infrastructures et le confort, représente les 20 % restants. Pour évaluer la ponctualité, AirHelp exploite des données relatives aux horaires des vols. Pour mesurer l’expérience des passagers, l’entreprise s’appuie sur des enquêtes portant notamment sur le personnel, les temps d’attente, l’accessibilité, la signalisation et la propreté. Enfin, les voyageurs sont invités à évaluer les commerces, les restaurants, les places assises et les possibilités de divertissement disponibles dans les aéroports.

    Ces critères permettent d’obtenir une appréciation de certaines dimensions de l’expérience aéroportuaire. Ils ne couvrent cependant pas tous les éléments susceptibles de caractériser les performances d’une infrastructure. La sécurité, la capacité opérationnelle, l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap, la gestion des flux, les performances environnementales ou encore la qualité de la gouvernance ne constituent pas, en tant que tels, des composantes distinctes de la note finale décrite par AirHelp. Il serait donc excessif de déduire de cette seule position que Tunis-Carthage est, dans l’absolu, le pire aéroport du monde.

    Il faut également tenir compte de la nature de la source. AirHelp est une entreprise privée dont l’activité est liée à l’assistance aux voyageurs et à leurs droits en matière de transport aérien. Elle publie son propre classement à partir de données de vols et de retours de passagers. Cela ne rend pas automatiquement ses résultats invalides. En revanche, comme pour tout indice produit par une organisation privée, leur interprétation nécessite d’examiner les critères retenus, la sélection des aéroports, les sources de données et la pondération appliquée à chaque indicateur.

    Un classement international ne devient pas un indice de référence universel du seul fait qu’il compare plusieurs centaines d’infrastructures dans différents pays. Pour établir une conclusion plus générale sur la qualité d’un aéroport, il faudrait croiser ces résultats avec d’autres évaluations indépendantes, des statistiques opérationnelles et des indicateurs adaptés aux différentes dimensions de son fonctionnement. La comparaison avec d’autres classements doit elle-même être prudente, car les organisations qui les publient peuvent retenir des critères et des méthodes de calcul différents.

    En définitive, l’affirmation selon laquelle Tunis-Carthage occupe la dernière place parmi les 279 aéroports évalués est conforme au classement AirHelp Score 2026. Mais la portée de ce résultat doit être précisée il s’agit du rang attribué par une entreprise privée selon sa propre méthodologie, et non d’une mesure exhaustive et universellement reconnue de la qualité de tous les aéroports du monde.

    Ainsi, l’information est exacte concernant le classement AirHelp Score 2026, mais elle doit être contextualisée. La présenter comme la preuve définitive que Tunis-Carthage serait le pire aéroport du monde irait au-delà de ce que les données permettent d’affirmer.

    R.A.

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    6 commentaires

    1. Citoyen_H

      Répondre
      12 octobre 2026 | 19h42

      MON POST DE 19H18

      montre à quoi pourrait ressembler, Tunis Carthage, sans l’exode rural !

    2. Citoyen_H

      Répondre
      12 octobre 2026 | 19h18

      https://www.facebook.com/reel/1582999556949373

    3. Citoyen_H

      Répondre
      11 octobre 2026 | 17h13

      TEL PEUPLE

      tel délabrement.
      C’est partout pareil.
      Et en plus, ça veut attirer des touristes.
      Sans blagues.
      L’exode rural incontrôlé aura raison de la NATION, beaucoup plus vite que vous ne le pensez !

    4. Hannibal

      Répondre
      11 octobre 2026 | 7h23

      Indépendamment du fait que AirHelp veut faire du buzz avec ce classement pour attirer de nouveaux clients pour son activité principale, l’aéroport de Tunis Carthage ne renvoie pas l’image d’un aéroport d’une capitale avec des ambitions touristique élevées. Quelques exemples :
      – Mauvaise gestion des grandes affluences à l’entrée, aux comptoirs d’enregistrement, aux contrôles de police in/out, aux contrôles de sécurité.
      – Mauvaise communication des portes d’embarquement et surtout de leurs modifications.
      – Mauvaise gestion des personnes à mobilité réduite
      – Toilettes peu nombreuses et souvent en mauvais état avec de l’eau au sol (souvent à cause des lave-fesses)
      – Prix des produits et des services très élevés
      – Employés trop nombreux, pas ou peu motivés et/ou compétents.
      – Infrastructure extérieur en le parking et l’aérogare inadaptée pour les valises et les chariots.
      – Des taxis et faux taxis hors la loi et arnaqueurs. Aucun message d’avertissement écrit ou audio concernant ces pratiques dégoûtantes.

    5. 1/3i

      Répondre
      10 octobre 2026 | 14h31

      Classement tellement mérité.
      Sale, toilettes d’un autre monde, la entretenues, sans papier.
      Seul aéroport où on paie un bras pour la moindre consommation, et surtout en monnaie étrangère.

      Accueil des personnes en invalidité en dessous de tout.

      Quand on revient de l’autre bout du monde, c’est un choc… On comprend qu’on arrive dans un pays où rien ne va…

    6. HatemC

      Répondre
      10 octobre 2026 | 9h24

      Aéroport sale et sent le tabac

    Répondre

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