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Entreprises communautaires : le gouvernement veut accélérer leur création et améliorer leur accompagnement

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Par Nadya Jennene

    La cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a présidé, samedi 10 octobre 2026, à la Kasbah, un conseil ministériel restreint consacré à la gouvernance des entreprises communautaires, à leur accompagnement et à la simplification des procédures nécessaires à leur création.

    Un bilan des réalisations en matière de gouvernance, notamment la simplification, l’unification et la numérisation des procédures à travers le registre national créé à cet effet a été présenté lors de cette réunion.

    Le conseil a également examiné les difficultés administratives et procédurales rencontrées par les entreprises communautaires, ainsi que des pistes pour y remédier. Des expériences présentées comme réussies ont été mises en avant pour illustrer leur contribution à l’emploi des jeunes et à la lutte contre le chômage.

    À l’issue des discussions, le conseil a retenu quatre orientations. Il s’agit d’abord d’encourager les entreprises communautaires à investir dans de nouveaux secteurs et marchés, en privilégiant les activités à forte valeur ajoutée et présentant un intérêt stratégique, conformément au plan de développement 2026-2030. 

    Le gouvernement entend également mettre en place un dispositif intégré de formation et d’accompagnement couvrant toutes les étapes du projet, de sa conception à son exploitation. Les programmes de formation devront être adaptés aux besoins techniques de chaque entreprise. Des mécanismes devront aussi permettre d’en mesurer les effets sur les performances des structures accompagnées. 

    Des projets structurés, intégrés aux chaînes de valeur des secteurs économiques ciblés, devront aussi être élaborés, documentés et inscrits dans une banque de projets. Les porteurs de projets seront orientés vers ces opportunités afin de favoriser des retombées économiques et sociales durables.

    La cheffe du gouvernement a, à l’occasion, appelé les ministères, les structures publiques et les gouvernorats concernés à intensifier leurs efforts pour lever les obstacles à la création et au fonctionnement de ces entreprises, aux niveaux central, régional et local. Elle a insisté sur la nécessité de simplifier les démarches administratives et de mieux accompagner les initiateurs de projets.

    Les entreprises communautaires occupent une place centrale dans le modèle économique défendu par le président de la République, Kaïs Saïed, qui leur assigne des objectifs de création d’emplois, de développement régional et de redistribution des richesses. 

    Si le conseil ministériel entend accélérer leur création et améliorer leur accompagnement, le communiqué de la Kasbah ne fournit aucun bilan chiffré permettant d’évaluer les résultats obtenus à ce jour : ni le nombre d’entreprises créées, ni les emplois générés, ni les financements mobilisés. Il ne précise pas davantage les moyens financiers prévus, le calendrier d’application des nouvelles mesures ou les indicateurs qui permettront d’en mesurer l’efficacité. 

    N.J

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    4 commentaires

    1. Roberto Di Camerino

      Répondre
      11 octobre 2026 | 14h45

      La lourdeur des procédures administratives paralyse l’action publique, transformant la moindre démarche en un véritable parcours du combattant.
      Les dossiers circulent interminablement d’un bureau à l’autre, les responsabilités se diluent et les décisions tardent à venir.
      Cette bureaucratie excessive étouffe les initiatives, décourage les investisseurs et freine le développement économique du pays.

    2. Judili58

      Répondre
      11 octobre 2026 | 11h05

      Perte de temps et perte d’argent

    3. Tunisino

      Répondre
      11 octobre 2026 | 10h10

      Pourquoi on accepte les responsabilités? Pour ajouter de la valeur ou pour ajouter de la médiocrité? Pourquoi Bourguiba et Ben Ali n’ont pas fait décoller durablement la Tunisie? Pourquoi Ghannouchi est en prison, pourquoi Saied et en train de détruire la Tunisie, rendre la vie des tunisiens anarchique et primitive? Car ils trouvent des esclaves sur lesquels ils peuvent compter, qui sont incapables de se projeter dans le futur pour voir les conséquences de leur collaboration, ils peuvent même se terminer en prison, alors de quelle intelligence et de quelle compétence parle-t-on! Saied partira, ses esclaves sont certainement à juger pour trahison par toute troisième république, la Tunisie ne doit pas pardonner les arrivistes et les naïfs, les dégâts sont loin d’être négligeables.

    4. Hannibal

      Répondre
      11 octobre 2026 | 6h32

      Un dérapage de plus en faveur d’une idée communiste vouée à l’échec et dangereuse pour les finances publiques.
      Il est temps que cette mascarade s’arrête.

    Répondre

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