Libérée jeudi 8 octobre 2026 après avoir été condamnée à six mois de prison avec sursis, Hadhemy Hammami est revenue, dans une publication sur Facebook sur les conséquences physiques et psychologiques de sa détention. La jeune militante, poursuivie pour sa participation à une marche de soutien aux détenus de la Flottille Soumoud, a dénoncé les violences, le harcèlement et les pressions qu’elle affirme avoir subis, ainsi que les répercussions de cette épreuve sur ses études et sa famille.
« Je n’ai rien fait et je suis rentrée chez moi. Maintenant, qui me rendra la santé que j’ai perdue, ma dent qui est tombée, les maladies que j’ai contractées, mes cheveux qui sont tombés et l’anémie dont je souffre désormais ? », s’est-elle interrogé dans son message, rédigé samedi 10 octobre 2026.
Dans ce témoignage, elle a évoqué les nuits passées dans la salle commune de la prison, des douleurs persistantes au dos et des nuits entières à pleurer jusqu’au matin. Elle est revenue également sur les journées passées dans les couloirs des tribunaux, dans le froid et l’incompréhension, alors qu’elle tentait de saisir ce qui lui arrivait.
La militante a affirmé avoir été exposée à des violences, au harcèlement et à des pressions. Au-delà de sa propre expérience, elle a parlé du poids des récits de femmes entendus durant sa détention et lors de son passage à la caserne de Bouchoucha. « Qui me rendra mon cœur meurtri et alourdi par toutes les histoires de femmes que j’ai entendues en prison et à Bouchoucha ? », a-t-elle écrit, exprimant la charge émotionnelle que ces témoignages ont représentée pour elle.
Hademy Hammami a aussi déploré avoir perdu vingt jours de cours de l’année scolaire la plus importante pour elle. Elle a exprimé aussi sa préoccupation de l’épreuve imposée à ses proches, notamment à son père et à sa famille, contraints, selon ses propos, d’effectuer des déplacements répétés entre Kélibia, la prison de la Manouba et les tribunaux. Elle a évoqué leur épuisement et les répercussions psychologiques de cette période.
Hadhemy Hammami fait partie des militants poursuivis à la suite de leur participation à la marche organisée le 19 septembre 2026 à Tunis, en soutien aux détenus de la Flottille Soumoud alors en grève de la faim.
L’association « Contre la criminalisation de l’action civile » avait indiqué que les poursuites concernaient leur participation à cette manifestation de soutien aux détenus de la Flottille Soumoud. Plusieurs participants avaient été interpellés dans la nuit suivant la marche. La coordination de défense des activistes avait alors fait état d’une quinzaine d’arrestations, tandis que des avocats avaient dénoncé des difficultés d’accès aux personnes arrêtées.

N.J












4 commentaires
LOL
Ça aurait pu être pire : elle aurait pu être simplement en train de danser dans une fête quand, soudainement, des fous sauvages descendent en parachute, l’attrapent, lui font subir les pires atrocités physiques et sexuelles, puis la kidnappent avec des centaines d’autres personnes. Et pendant qu’elle crève doucement au fond d’un tunnel, des jeunes filles comme elle, partout dans le monde, soutiennent les terroristes et les encouragent à recommencer. Est-ce que ça laisse des séquelles, ça aussi ? Ah, mais ça, il faut le nier, fermer les yeux et écouter la propagande, et surtout, surtout, ne jamais s’informer ni soutenir les vraies victimes.
Mohamed Mabrouk
Museler les jeunes ne les aide pas a construire leur personnalité et leur expression, mais a en faire des adultes inertes, frustrés et facilement manipulables, meme si ce qu’ils disent ne vous plait pas
HatemC
Tous ces idiot(e)s qui ne servent JAMAIS leur pays … ton pays a besoin de toi, les Palestiniens n’ont pas besoin de dégénérés qui desservent la cause par leurs actions stupides ….
Gg
Mon Dieu quel cinéma !
Et c’est un très mauvais film.
Pourquoi publiez vous de telles fadaises?