L’ancien dirigeant du mouvement Ennahdha, Abdelhamid Jelassi, a décidé de mettre fin à la grève de la faim qu’il observait depuis le 5 octobre, a annoncé lundi 12 octobre 2026 son épouse, Monia Brahim, dans une publication sur Facebook. Le détenu avait entamé ce mouvement pour protester contre ce qu’il considère comme « une atteinte à son droit à l’information ».
Remerciant les personnes qui lui ont témoigné leur solidarité, Monia Brahim a écrit : « Merci à ceux qui lui ont témoigné leur soutien par un mot bienveillant… Vous êtes le soutien lorsque la terre tremble sous nos pieds. »
Des restrictions dénoncées par sa famille
L’annonce de cette grève de la faim avait été faite le 5 octobre par sa fille, Mariem Jelassi. Selon elle, son père avait également décidé de refuser le suivi médical en prison. Lors d’une visite familiale, il avait demandé à ses proches de ne pas lui apporter de « couffin » lors de leur prochaine visite.
Après plus de trois années de détention, Abdelhamid Jelassi estimait avoir épuisé les moyens de communication et de recours auprès de l’administration pénitentiaire et des autorités. Sa fille affirmait notamment que ses correspondances ne lui parvenaient pas et qu’il était privé, depuis plusieurs années, d’informations provenant de l’extérieur.
Dans sa publication, Mariem Jelassi avait tenu l’administration pénitentiaire, la ministre de la Justice, Leïla Jaffel, et le président de la République, Kaïs Saïed, pour responsables de toute éventuelle conséquence sur l’état de santé de son père.
Une condamnation définitive dans l’affaire du complot
Arrêté en février 2023 avec plusieurs autres personnalités politiques, Abdelhamid Jelassi a été condamné en première instance à treize ans de prison dans l’affaire dite de « complot contre la sûreté de l’État ». La cour d’appel a ramené sa peine à dix ans de prison, assortis de cinq ans de surveillance administrative. Cette condamnation est devenue définitive le 3 septembre 2026, après le rejet par la Cour de cassation des pourvois introduits dans cette affaire.
Il figure parmi les principales personnalités politiques poursuivies dans ce dossier, aux côtés notamment de Khayam Turki, Ridha Belhaj, Ghazi Chaouachi, Jaouhar Ben Mbarek et Issam Chebbi. Les personnes condamnées contestent les accusations portées contre elles, tandis que leurs avocats ont dénoncé à plusieurs reprises les conditions du procès et de la procédure.
R.B.H











Commentaire
Citoyen_H
RIEN DE PLUS PRÉVISIBLE,
tout comme le reste de l’ensemble de la galerie qui cherche à s’apitoyer sur quelque chose dont ils ont une grande part de responsabilité !!