Le professeur Hechmi Louzir, figure tunisienne du secteur de la santé et ancien directeur de l’Institut Pasteur, fait partie de la Commission du Lancet sur les menaces mondiales pour la santé au XXIe siècle. Dans une publication Facebook datée du 11 octobre 2026, il a fait part de sa fierté de contribuer aux travaux de cette instance internationale, chargée d’examiner les risques susceptibles de peser sur la santé mondiale d’ici à 2100.
Cette commission réunit des experts issus de différents horizons afin d’évaluer les menaces susceptibles d’affecter la santé de milliards de personnes au cours des prochaines décennies. Parmi les risques étudiés figurent les pandémies, l’utilisation malveillante de l’intelligence artificielle (IA), les conflits conventionnels et nucléaires, la résistance aux antimicrobiens, l’obésité ainsi que les troubles de la santé mentale.
Dans son message, Hechmi Louzir souligne l’approche adoptée par les travaux de la commission, qui comparent 17 menaces catastrophiques à partir d’un indicateur commun : la perte de santé qu’il est encore possible d’éviter grâce à des décisions politiques adaptées.
Les conclusions évoquées par le professeur mettent en avant trois facteurs majeurs : l’obésité, le faible niveau d’instruction et les inégalités de revenus. Ces derniers figurent parmi les principales menaces identifiées, notamment en Afrique et en Asie du Sud.
Au-delà des risques sanitaires traditionnellement associés aux épidémies ou aux conflits, cette analyse souligne ainsi l’importance des déterminants sociaux et économiques de la santé. L’accès à l’éducation, la réduction de la pauvreté et la lutte contre les inégalités apparaissent comme des leviers essentiels pour prévenir une dégradation de la santé à l’échelle mondiale.
Le professeur Hechmi Louzir insiste également sur la nécessité de renforcer la résilience des sociétés dans un contexte marqué par le recul de l’aide au développement consacrée à la santé. Il estime que des choix politiques en faveur de la réduction de la pauvreté, de l’investissement dans l’éducation et du soutien à l’innovation peuvent contribuer durablement à limiter les risques.
Son message se veut, à cet égard, porteur d’espoir. Les menaces qui pèseront sur la santé mondiale au cours du XXIe siècle ne constituent pas une fatalité, souligne-t-il. Les décisions prises aujourd’hui peuvent encore infléchir les trajectoires et améliorer les perspectives sanitaires d’ici à la fin du siècle.
S.F










