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Réserves obligatoires des banques : Ridha Chkoundali met en garde contre les risques pour l’économie

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Par Myriam Ben Zineb

    L’économiste Ridha Chkoundali a alerté, dans une publication sur Facebook mardi 13 octobre 2026, sur les conséquences potentielles de la décision de la Banque centrale de Tunisie (BCT) de porter le taux de réserve obligatoire des banques de 1% à 3%, à compter du 1er novembre 2026. Une mesure qui risque, à ses yeux, de fragiliser le financement de l’économie et de pénaliser l’investissement privé.

    Dans sa publication, l’économiste est revenu sur la circulaire n°2026-11, publiée le vendredi 9 octobre 2026, relative à la mise en œuvre de la politique monétaire. Il a relevé que cette décision, prise alors que le taux directeur a été maintenu à 7%, constituait une forme de durcissement monétaire susceptible de réduire les liquidités disponibles dans les banques.

    Concrètement, la hausse du taux de réserve obligatoire contraindra les établissements bancaires à immobiliser davantage de ressources auprès de la BCT. Pour un milliard de dinars de dépôts soumis à cette obligation, les réserves exigées passeront ainsi de dix à trente millions de dinars.

    Une mesure inadaptée aux causes de l’inflation

    Pour Ridha Chkoundali, cette décision pourrait traduire une volonté de contenir les pressions inflationnistes en limitant la liquidité bancaire. Il a toutefois contesté la pertinence de cette approche, estimant que les risques inflationnistes identifiés par la BCT étaient principalement liés à l’augmentation des coûts de production, de l’énergie et des matières premières, plutôt qu’à une hausse de la demande.

    Dans ces conditions, une restriction du crédit risquerait, d’après lui, de freiner l’investissement privé sans apporter de réponse aux causes de l’inflation.

    L’économiste a également pointé une contradiction entre cette orientation monétaire et la politique gouvernementale des crédits d’honneur sans intérêts. Alors que l’État cherche à faciliter l’accès au financement, les banques se retrouveraient soumises à des contraintes supplémentaires de liquidité, susceptibles de limiter leur capacité à financer les entreprises, notamment les petites et moyennes entreprises.

    Le financement du budget 2027 en question

    Ridha Chkoundali s’est également interrogé sur un éventuel lien entre cette décision et les besoins de financement du budget de l’État pour 2027.

    Il a évoqué l’hypothèse d’une réorientation indirecte des ressources bancaires vers les titres de dette publique, au détriment du secteur privé. Une interprétation qu’il a présentée comme une possibilité, et non comme un objectif officiellement annoncé par la Banque centrale.

    Un tel scénario pourrait, a-t-il averti, accentuer l’effet d’éviction de l’investissement privé, affaiblir la croissance et réduire, à terme, les recettes fiscales de l’État, tout en accentuant les besoins d’endettement public.

    L’économiste a ainsi appelé à une meilleure coordination des politiques économiques et monétaires, afin de concilier la maîtrise de l’inflation, le financement des entreprises et les besoins budgétaires de l’État.

    M.B.Z

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    Commentaire

    1. le financier

      Répondre
      13 octobre 2026 | 13h15

      la bct a raison et ridha comme d hab a tort . de toute facon l inflation est majoritairement structurelle lie a l etat cigalle

    Répondre

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