À la veille de la marche nationale prévue samedi 17 octobre à Tunis, les avocats comptent donner le coup d’envoi de leur mobilisation avant même le rassemblement annoncé devant le siège de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT). Ils prévoient de partir du tribunal de Bab Bnet à 10 heures pour rejoindre le point de rassemblement en passant par Bab Souika, avec l’espoir d’entraîner d’autres citoyens dans leur sillage.
L’initiative entend donner davantage d’ampleur à une mobilisation qui se veut collective. En choisissant de rejoindre le siège de l’UGTT à pied, les avocats espèrent rallier des citoyens au fil du parcours et élargir la participation à cette marche, prévue à partir de 11 heures place Mohamed Ali Hammi.
Un appel à dépasser les revendications sectorielles
Ce départ intervient alors que le bâtonnier Boubaker Bethabet a appelé, vendredi, les avocats et l’ensemble des Tunisiens à participer massivement à la marche, « sans hésitation ni peur ». Il a réaffirmé l’engagement de l’Ordre national des avocats de Tunisie en faveur de l’État de droit, de l’indépendance de la justice et des libertés fondamentales.
La mobilisation, annoncée par neuf organisations nationales, dont l’UGTT, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) et le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), entend dépasser les revendications propres à chaque secteur. Elle porte notamment sur les libertés publiques, les droits sociaux, le pouvoir d’achat et l’indépendance de la justice.
Le rendez-vous de samedi doit ainsi permettre aux différentes composantes de la société civile de faire entendre leurs préoccupations communes, sous le slogan « Travail, liberté, dignité ».
Reste à voir si cette marche d’approche des avocats parviendra à élargir le cercle des participants avant le rassemblement principal. L’enjeu sera aussi de mesurer la capacité des organisations mobilisées à transformer leurs appels en une présence effective dans la rue.
S.H











