La campagne nationale de vaccination contre la grippe saisonnière débutera le 27 octobre 2026, avec une priorité accordée aux personnes les plus vulnérables. Les doses seront disponibles dans les pharmacies privées et les centres de santé de base, a annoncé vendredi 16 octobre 2026, le coordinateur du programme national de lutte contre la grippe saisonnière, Hakim Ghard, lors d’une intervention sur la Radio nationale.
Le responsable a précisé que la composition des vaccins avaient été adaptée pour tenir compte de l’évolution des souches virales en circulation. Le vaccin de cette saison cible notamment les virus grippaux de type A, dont les sous-types H1N1 et H3N2, ainsi que les virus de type B de la lignée Victoria.
La vaccination est particulièrement recommandée aux personnes âgées de 65 ans et plus, aux patients atteints de maladies chroniques, notamment cardiovasculaires, respiratoires ou rénales, ainsi qu’aux personnes diabétiques ou immunodéprimées.
Les personnes souffrant d’obésité, les femmes enceintes, quel que soit le stade de leur grossesse, et les enfants atteints de maladies chroniques figurent également parmi les publics prioritaires.
Hakim Ghard a insisté sur la nécessité de renouveler la vaccination chaque saison, y compris pour les personnes déjà vaccinées l’année précédente ou ayant contracté la grippe.
En cause, la capacité des virus grippaux à évoluer et à modifier leur composition. L’immunité acquise lors d’une infection antérieure ou grâce à un vaccin précédent peut ainsi se révéler insuffisante face aux souches en circulation au cours d’une nouvelle saison.
Le responsable a également rappelé que la grippe saisonnière ne se limite pas à un seul virus. Une personne peut donc contracter plusieurs infections respiratoires au cours du même hiver, sans que chacune corresponde nécessairement à une nouvelle infection grippale.
Selon lui, l’efficacité du vaccin peut dépasser 87% chez les personnes en bonne santé, selon les conditions considérées. La protection ne s’installe toutefois pas immédiatement : il faut généralement compter environ deux semaines après l’injection pour que l’organisme développe une réponse immunitaire suffisante.
Face aux interrogations sur les effets secondaires, Hakim Ghard a souligné que le vaccin antigrippal repose sur des technologies utilisées depuis plusieurs décennies. Les vaccins injectables inactivés contiennent des composants viraux qui permettent au système immunitaire de développer une protection sans provoquer la grippe.
Des effets secondaires bénins, comme une douleur au point d’injection ou une légère fièvre, peuvent survenir. Ils ne signifient pas nécessairement que le vaccin a provoqué une infection. Le responsable a également rappelé l’importance de maintenir les mesures de prévention habituelles, notamment l’hygiène des mains et les gestes permettant de limiter la transmission des virus respiratoires.
Pour cette saison, deux formulations sont proposées, au prix respectif de 23,385 dinars et de 24,175 dinars.
La campagne devrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’hiver. Si le pic de circulation de la grippe survient généralement entre décembre et la fin janvier ou le début février, les expériences des saisons précédentes ont montré que la circulation virale peut se prolonger. La vaccination reste donc pertinente tant que la saison grippale se poursuit, sous réserve des recommandations sanitaires en vigueur.
N.J










