Le ministère du Commerce cherche à obtenir des réductions sur une sélection de produits de consommation courante afin d’alléger les dépenses des ménages tunisiens. Revenant sur le sujet, le président de la Chambre syndicale des grandes surfaces, Hédi Baccour, a précisé que les négociations se poursuivaient. La liste des produits concernés et les taux de réduction restent, pour l’heure, à définir.
Invité de Mosaïque FM, mardi 20 octobre 2026, Hédi Baccour a indiqué que les échanges portaient sur plusieurs catégories de produits de consommation, notamment les produits alimentaires et les produits d’entretien. L’objectif est de constituer une sélection d’articles dont les prix pourraient être revus à la baisse, en concertation avec les industriels et les fournisseurs, sous l’égide du ministère du Commerce.
Aucune liste définitive n’a toutefois été arrêtée. Selon le responsable, la réunion de lundi avait essentiellement permis de définir un cadre général de discussion. Les négociations doivent se poursuivre au cours de la semaine avec les différentes parties concernées, afin de déterminer les produits éligibles et les conditions de ces réductions.
Interrogé sur les taux de baisse envisagés, Hédi Baccour a expliqué qu’il était prématuré d’avancer un chiffre unique, chaque produit devant faire l’objet d’un examen spécifique. Il a souligné que les commerçants et les industriels devraient consentir des efforts conjoints pour aboutir à des réductions suffisamment significatives pour se traduire par une économie réelle sur le budget des familles.
Le président de la Chambre syndicale a également évoqué les perspectives pour 2027, qu’il anticipe comme une année difficile sur le plan des prix. Il a notamment mis en avant les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et la guerre en Ukraine, susceptibles, selon lui, d’affecter les cours des matières premières entrant dans la fabrication de nombreux produits commercialisés en Tunisie.
Dans ce contexte, les réductions envisagées devront encore être précisées, tant en ce qui concerne les produits visés que leur ampleur et leur durée. Leur mise en œuvre dépendra des négociations entre les distributeurs, les fournisseurs et les industriels.
Cette initiative intervient alors que la cherté de la vie continue de peser sur les ménages tunisiens. Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS), l’inflation s’est établie à 5,6% en septembre 2026, contre 5,4% en août. La hausse des prix alimentaires s’est, quant à elle, accélérée, passant de 7,5% à 8,4% sur un an.
Plusieurs produits alimentaires essentiels ont enregistré des augmentations à deux chiffres en septembre, notamment la volaille (+16,5%), les fruits frais (+16,3%), la viande ovine (+14,6%), la viande bovine (+13%) et les légumes frais (+12,9%).
Dans ces conditions, l’enjeu sera de déterminer si les réductions annoncées pourront apporter un soulagement tangible aux consommateurs, au-delà de leur portée ponctuelle, alors que les dépenses alimentaires continuent de grever le budget des familles.
N.J









