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Décès d’une étudiante à Sfax : l’UGET décrète une grève générale dans les établissements universitaires

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Par Myriam Ben Zineb

    La mort de Rahma Dziri, étudiante à l’Institut supérieur des études technologiques (ISET) de Sfax, a plongé la communauté estudiantine dans la consternation. Victime d’un malaise soudain dans la nuit du mercredi 21 octobre 2026, au foyer universitaire de Sidi Mansour, la jeune femme est décédée dans des circonstances qui suscitent des interrogations sur la prise en charge des urgences médicales en milieu universitaire.

    En réaction à ce drame, l’Union générale des étudiants de Tunisie (UGET) a annoncé une grève générale pour vendredi 23 octobre dans l’ensemble des facultés et des instituts supérieurs de Sfax. Une mobilisation pour dénoncer l’absence de structures médicales permanentes dans les foyers universitaires et réclamer des mesures concrètes pour éviter que de telles situations ne se reproduisent.

    Depuis l’annonce du décès, des messages relayés dans les groupes étudiants font état d’un possible retard dans l’arrivée de l’ambulance, qui ne serait intervenue qu’une heure et demie après avoir été contactée. Ces éléments, qui restent à vérifier, alimentent les interrogations sur les conditions de l’intervention et sur la capacité des dispositifs de secours à répondre rapidement à une urgence au sein d’une résidence universitaire.

    Au-delà de l’émotion provoquée par la disparition de la jeune étudiante, c’est donc la question de l’accès aux soins dans les foyers universitaires qui revient au premier plan. Pour l’UGET, la répétition des urgences médicales et des décès en milieu universitaire impose que les responsabilités soient assumées et que des mesures urgentes soient prises pour protéger la vie des étudiants.

    L’organisation réclame ainsi la création d’unités de santé permanentes dans les grandes résidences universitaires, en particulier celles qui accueillent un nombre important d’étudiants. Ces structures devraient disposer du personnel médical et des équipements nécessaires pour assurer une prise en charge rapide des situations d’urgence.

    Dans son communiqué, le syndicat étudiant insiste sur la nécessité de dépasser les réponses ponctuelles apportées après chaque crise. Il réclame des solutions durables, capables de garantir une véritable prise en charge médicale au sein des foyers universitaires, plutôt qu’une réaction dictée par l’émotion une fois le drame survenu.

    La grève annoncée pour vendredi entend ainsi faire de la mort de Rahma Dziri un signal d’alarme sur les conditions de sécurité sanitaire dans les résidences universitaires.

    M.B.Z

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    2 commentaires

    1. HatemC

      Répondre
      22 octobre 2026 | 19h24

      Pour qu’un drame pareil survienne, il ne s’agit pas de l’erreur isolée d’un individu : c’est toute la chaîne administrative, sanitaire et politique qui s’effondre en cascade…. SAMU / Protection Civile, a l’Office des Œuvres Universitaires , au Ministère de la Santé, à la dégradation des structures de santé publique ….. Fuite des médecins, manque récurrent de matériel de réanimation et vieillissement des parcs automobiles d’intervention d’urgence, au Ministère de l’Enseignement Supérieur & l’État.

      C’est l’addition de toutes ces défaillances — du concierge au ministère — qui fait qu’une urgence médicale se transforme en issue fatale.

      Face à ce naufrage, le sommet de l’État et la présidence s’enferment dans leur rhétorique habituelle : la recherche désespérée de boucs émissaires.

      Mais la vérité est là, brutale et indiscutable, quand un pouvoir passe son temps à chercher des coupables au lieu de construire des solutions, c’est le citoyen qui en paye le prix fort — aujourd’hui, de sa propre vie.

    2. HatemC

      Répondre
      22 octobre 2026 | 19h16

      Qu’une jeune fille perde la vie à cause d’une prise en charge médicale inexistante, dans une cité universitaire censée protéger la jeunesse d’un pays, n’est pas seulement un tragique « fait divers » : c’est une faillite d’État pur et simple.

      Mettre une heure et demie pour envoyer une ambulance sur les lieux d’un malaise cardiaque ou respiratoire, ce n’est pas un banal retard.

      En médecine d’urgence, c’est la différence entre la vie et la mort.
      Dans n’importe quelle nation organisée, quelques minutes suffisent pour qu’un régulateur médical (SAMU, pompiers, secours d’urgence) dépêche une unité d’intervention armée du matériel de réanimation adéquat.

      Une heure et demie, c’est l’abandon programmé.

      Ce drame à la résidence universitaire de Sidi Mansour à Sfax met à nu une réalité insupportable :

      Un système de santé en décomposition, des numéros d’urgence qui sonnent dans le vide, une désorganisation totale de la chaîne de secours et une absence criante de moyens de réanimation immédiats sur place.

      L’abandon de la jeunesse, faire étudier des jeunes dans des foyers universitaires dépourvus du moindre protocole de secours d’urgence ou d’un service médical de garde digne de ce nom.

      L’indifférence bureaucratique, Il aura fallu le décès d’une étudiante et la colère syndicale pour que les consciences s’éveillent, alors qu’il s’agit du niveau zéro de la sécurité civile.

      Un pays qui respecte ses citoyens n’attend pas qu’un drame survienne pour constater la carence de ses ambulances.

      Un pays qui se respecte a une chaîne de secours interconnectée, réactive et impitoyable face à l’urgence.

      Qu’une étudiante soit condamnée à attendre des secours fantômes pendant 90 minutes est une honte collective qui exige des comptes et une refonte immédiate de toute la logistique d’urgence.

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