Sur Facebook, une publication présentée comme une information urgente affirme que le Parlement européen aurait approuvé, à la majorité des voix, une décision visant à renvoyer les réfugiés et les migrants vers leurs pays d’origine depuis l’ensemble des États membres de l’Union européenne. Cette affirmation, largement susceptible d’alimenter les inquiétudes autour de la politique migratoire européenne, soulève des interrogations sur la portée réelle de la décision évoquée.

La publication a suscité des réactions contrastées parmi les internautes. Certains y voient un durcissement généralisé de la politique migratoire européenne et s’inquiètent des conséquences pour les personnes réfugiées et les migrants. D’autres considèrent cette annonce comme une mesure destinée à renforcer le contrôle des frontières et à faciliter les expulsions. La formulation alarmiste du message contribue ainsi à entretenir la confusion entre le renvoi des personnes en situation irrégulière et l’expulsion systématique de toutes les personnes réfugiées et migrantes.
Face à cette polémique, nous avons vérifié les faits en consultant les informations publiées par les institutions européennes.
Le 17 juin 2026, le Parlement européen a effectivement approuvé un nouveau règlement relatif au retour des ressortissants de pays tiers qui séjournent illégalement sur le territoire de l’Union européenne. Le texte a été adopté par 418 voix pour, 218 contre, avec 30 abstentions, selon le communiqué officiel du Parlement européen.
Cette décision vise à harmoniser et à accélérer les procédures de retour des personnes qui ne disposent pas du droit de séjourner dans un État membre. Elle prévoit notamment des obligations de coopération avec les autorités, des possibilités de placement en rétention sous certaines conditions et la possibilité de transférer des personnes vers des centres situés hors de l’Union européenne, dans le cadre d’accords conclus avec des pays tiers.
Cependant, le texte ne prévoit pas l’expulsion automatique de toutes les personnes réfugiées et migrantes présentes dans l’Union européenne. Il concerne principalement les ressortissants de pays tiers faisant l’objet d’une décision de retour parce qu’ils ne disposent pas du droit de séjourner sur le territoire européen. La situation des personnes bénéficiant d’une protection internationale ou dont la demande d’asile est en cours ne peut donc pas être assimilée indistinctement à celle des personnes visées par une décision de retour.
Il convient également de préciser que les nouvelles règles doivent respecter les droits fondamentaux et les obligations internationales applicables, notamment le principe de non-refoulement, qui interdit de renvoyer une personne vers un territoire où elle risque d’être persécutée ou de subir des atteintes graves. La portée concrète de ces garanties et les modalités d’application du règlement restent des enjeux importants dans le débat sur la politique migratoire européenne.
Par ailleurs, le 1er octobre 2026, les ministres de l’Intérieur des États membres ont formellement adopté le règlement sur les retours, après son approbation par le Parlement européen. Cette étape confirme le durcissement du cadre européen concernant les personnes en séjour irrégulier, mais elle ne signifie pas que toutes les personnes migrantes et réfugiées doivent être renvoyées dans leur pays d’origine.
Ainsi, la publication est trompeuse. Le Parlement européen a bien adopté, à la majorité, un règlement visant à renforcer et à accélérer le retour des personnes en séjour irrégulier. En revanche, affirmer que l’Union.
R.A.













Commentaire
Gg
Les clandestins et les délinquants sont seuls concernés.
Pas d’inquiétude donc…