La compensation demeure l’un des postes les plus sensibles du budget de l’État. Entre la nécessité de préserver le pouvoir d’achat des ménages et celle de maîtriser les dépenses publiques, le gouvernement doit composer avec une facture particulièrement exposée aux fluctuations des prix internationaux de l’énergie et des produits alimentaires.
Les annexes au projet de Loi de finances (PLF) 2027 révèlent des évolutions contrastées entre les différentes composantes de la compensation. Si certains postes devraient mobiliser des ressources supplémentaires importantes, d’autres connaîtraient une légère contraction. Des arbitrages qui mettent en évidence le poids des contraintes énergétiques dans les choix budgétaires.
Derrière ces évolutions se pose également la question de la capacité de l’État à financer durablement le système de compensation. Les annexes budgétaires montrent que les crédits prévus pour 2027 ne répondent pas uniquement aux besoins de l’exercice à venir, mais intègrent également des engagements financiers antérieurs et des économies attendues de mesures de maîtrise des coûts.
Selon le rapport sur le projet de budget de l’État pour 2027, les dépenses de compensation devraient atteindre près de 11,85 milliards de dinars, contre 9,77 milliards de dinars inscrits dans la Loi de finances 2026, soit une augmentation de 21,2%. Cette progression représente plus de 2,07 milliards de dinars supplémentaires. L’enveloppe prévue pour 2027 équivaudrait ainsi à 17,2% des dépenses budgétaires et à 5,9% du produit intérieur brut (PIB).










