Les réductions de prix sur les produits de consommation courante se poursuivent dans les grandes surfaces. Après la volaille, les poissons d’élevage et certains fruits, une nouvelle opération promotionnelle concernera, les 31 octobre et 1er novembre 2026, plusieurs autres produits, dont les huiles végétales et les fromages. Le dispositif, élaboré en concertation entre le ministère du Commerce et les professionnels du secteur, devrait progressivement s’étendre à d’autres produits de première nécessité.
Invité d’Express FM, vendredi 30 octobre 2026, Samir Khalfaoui, directeur des enquêtes économiques au sein du ministère du Commerce, a détaillé les prochaines mesures engagées dans le cadre du programme de baisse des prix piloté par le département, en partenariat avec les producteurs et les grandes surfaces commerciales.
Pour ce week-end, l’opération portera notamment sur les huiles végétales et les fromages fondus. Concernant les huiles, le responsable a annoncé un prix de vente de 7,9 dinars pour les bidons de 1,8 litre d’huile végétale non subventionnée, ainsi que pour les formats équivalents d’huile de colza conditionnée. Les bidons de cinq litres seront, quant à eux, proposés à 20,9 dinars.
Les réductions varieront selon les formats et les catégories de produits. Elles pourront atteindre sept dinars sur certains bidons de cinq litres, tandis que les baisses appliquées aux formats de 1,8 litre oscilleront entre 1,5 et 2,150 dinars. Les huiles de maïs et de tournesol ne sont toutefois pas concernées par cette opération.
Les fromages fondus figurent également parmi les produits retenus. Les boîtes de huit portions seront commercialisées à 2,7 dinars et celles de seize portions à 4,9 dinars. Les réductions annoncées iront de 800 millimes à 1,8 dinar par boîte. Samir Khalfaoui a néanmoins précisé que ces mesures concernaient exclusivement les fromages fondus et non les préparations alimentaires.
Cette nouvelle vague de réductions intervient après une première opération lancée le 24 octobre, qui avait concerné plusieurs catégories de volailles, des poissons d’élevage et certains fruits. Les baisses avaient notamment porté sur les prix de la daurade, du bar, des pommes et des poires, ainsi que sur différentes découpes de poulet et de dinde.
Selon Samir Khalfaoui, les différents intervenants ont accepté de réduire une partie de leurs marges bénéficiaires afin de proposer des prix plus accessibles aux consommateurs. Il a présenté cette démarche comme un effort collectif visant à concilier les intérêts des professionnels et la préservation du pouvoir d’achat.
Le responsable a également assuré que d’autres catégories de produits de consommation courante seraient progressivement intégrées au dispositif. La priorité sera accordée aux produits alimentaires les plus présents dans les dépenses quotidiennes des ménages, avant un éventuel élargissement à d’autres familles de produits.
Des prix de référence pour les produits agricoles
En parallèle des réductions pratiquées dans les grandes surfaces, le ministère travaille sur un dispositif spécifique concernant plusieurs produits agricoles, notamment la pomme de terre, les poivrons doux et piquants ainsi que les tomates.
Samir Khalfaoui a expliqué que ces produits connaissaient actuellement des tensions d’approvisionnement liées à une période de transition entre deux cycles de production. La pomme de terre, notamment, traverse une phase de rupture saisonnière, dans l’attente de l’arrivée de la production hivernale. Les conditions climatiques de l’été ont également pesé sur les rendements et contribué aux tensions observées sur les prix.
Pour limiter les répercussions de ces difficultés sur les consommateurs, le ministère entend encadrer les prix pratiqués au niveau de la vente en gros. Les prix annoncés comme références pour ces produits sont de 3,5 dinars le kilogramme pour la pomme de terre, deux dinars pour le poivron doux, 1,5 dinar pour le poivron piquant et 1,8 dinar pour la tomate.
L’objectif consiste à éviter les envolées tarifaires et les écarts excessifs entre les différents maillons de la chaîne de distribution, dans un contexte où les difficultés de production et d’approvisionnement peuvent favoriser certaines pratiques spéculatives.
Contrôles renforcés et réductions maintenues jusqu’au Ramadan
À cet égard, le responsable a fait état d’un renforcement des opérations de contrôle économique, qui concernent aussi bien les producteurs que les circuits de distribution de gros et de détail. Le ministère entend notamment intensifier la surveillance des produits de grande consommation et lutter contre les pratiques de stockage spéculatif et les manipulations de prix.
Samir Khalfaoui a évoqué des résultats jugés importants au cours du mois d’octobre 2026, dans le cadre des opérations engagées contre les pratiques monopolistiques et les dépassements tarifaires.
Interrogé sur la durée de ces mesures, le responsable a assuré que le programme ne s’arrêterait pas à la fin du mois d’octobre. Les réductions périodiques devraient se poursuivre au cours des prochains mois, avec une adaptation des produits concernés en fonction des disponibilités et des tensions observées sur les marchés.
Cette continuité revêt une importance particulière à l’approche des fêtes de fin d’année, puis du mois de Ramadan, deux périodes traditionnellement marquées par une hausse de la demande sur plusieurs produits alimentaires.
N.J










