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Libération d’une partie des Tunisiens retenus en Libye, deux autres toujours détenus pour faire pression sur Tunis

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Par Sarra Hlaoui

    L’affaire connaît une première évolution, mais reste loin d’être réglée. Après la rétention d’un groupe de ressortissants tunisiens dans la région de Zelten, en Libye, plusieurs d’entre eux ont été libérés. Deux jeunes hommes seraient toutefois toujours privés de liberté. Selon Mostafa Abdelkebir, président de l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme (OTDH), leur maintien en détention serait lié à l’arrestation, en Tunisie, d’un ressortissant libyen. Leur rétention viserait ainsi à faire pression sur les autorités tunisiennes pour obtenir sa libération.

    Dans une nouvelle publication sur les réseaux sociaux, dimanche 1er novembre 2026, Mostafa Abdelkebir a annoncé la libération d’une partie du groupe retenu la veille dans la région de Zelten. Deux ressortissants tunisiens seraient néanmoins toujours détenus, tandis que leurs compatriotes auraient pu retrouver leur liberté.

    Selon le président de l’OTDH, les deux hommes seraient retenus en raison de l’arrestation, sur le territoire tunisien, d’un ressortissant libyen. Il présente leur maintien en détention comme un moyen de pression exercé sur les autorités tunisiennes afin qu’elles libèrent ce dernier. Mostafa Abdelkebir affirme par ailleurs que les deux Tunisiens n’ont aucun lien avec l’affaire ayant conduit à l’interpellation du ressortissant libyen.

    Les circonstances précises de cette affaire restent toutefois à établir. La publication ne fournit pas davantage de détails sur l’identité du ressortissant libyen concerné, les conditions de son arrestation en Tunisie ou les motifs officiellement avancés par les personnes qui retiennent les deux Tunisiens.

    Une libération partielle, mais deux Tunisiens toujours retenus

    La veille, Mostafa Abdelkebir avait alerté sur la situation d’un groupe de ressortissants tunisiens retenus à un point de contrôle sécuritaire dans la région de Zelten. Il avait alors fait état de passeports confisqués et de véhicules immobilisés, appelant à la libération des personnes concernées ainsi qu’à la restitution de leurs biens.

    La libération d’une partie du groupe constitue une évolution, mais elle ne règle pas le sort des deux hommes toujours retenus, selon les dernières informations communiquées par le président de l’OTDH.

    Mostafa Abdelkebir appelle désormais les autorités libyennes, notamment les responsables sécuritaires et les représentants locaux de la région de Zouara, ainsi que les notables susceptibles d’intervenir, à agir pour obtenir leur libération immédiate et sans condition. Il tient les autorités libyennes pour responsables de leur situation et insiste sur la nécessité de privilégier le dialogue afin d’éviter une aggravation de l’affaire.

    Un différend entre les deux pays aux répercussions sur les citoyens

    Si les informations communiquées par le président de l’OTDH se confirment, cette affaire illustrerait les conséquences directes qu’un différend entre les deux pays peut avoir sur des ressortissants qui ne sont pas directement impliqués dans les procédures à l’origine des tensions.

    Dans son appel, Mostafa Abdelkebir insiste sur les liens de voisinage entre la Tunisie et la Libye et sur le rôle que peuvent jouer les responsables locaux pour dénouer la situation. Il remercie également les personnes qui se sont mobilisées depuis la veille et ont contribué à la libération de plusieurs membres du groupe.

    L’enjeu est désormais d’obtenir la libération des deux ressortissants encore retenus, sans que cette affaire ne donne lieu à une escalade entre Tunis et les autorités libyennes.

    En attendant une éventuelle réaction officielle des autorités tunisiennes ou libyennes, les informations disponibles reposent essentiellement sur les déclarations de Mostafa Abdelkebir. Les circonstances de cette rétention, les responsabilités précises et les conditions dans lesquelles les deux Tunisiens sont maintenus sur place restent donc à éclaircir.

    S.H

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