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Kaïs Saïed : pas question de renoncer au moindre millime des fonds dus au peuple tunisien

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    Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, dans l’après-midi du 2 novembre 2026, le président de la Commission nationale de conciliation pénale, Ali Abbes. La rencontre a été consacrée à l’état d’avancement des travaux de la commission au cours de la dernière période, notamment à la suite de la publication du décret n°2 de 2026, daté du 30 septembre 2026, portant modification du décret n°13 de 2022 du 20 mars 2022 relatif à la conciliation pénale et à l’affectation de ses recettes.

    Selon un communiqué publié à 3h du latin, le chef de l’État a affirmé que cette initiative avait, depuis son lancement, fait face à de nombreuses tentatives visant à la faire avorter et à entraver son déroulement. Il a toutefois souligné que la détermination à récupérer l’intégralité des fonds du peuple tunisien avait conduit à la promulgation du premier décret, avant l’introduction des modifications prévues par le dernier texte. Ces amendements visent, selon lui, à développer les mécanismes et les procédures permettant d’atteindre les objectifs fixés.

    Kaïs Saïed a expliqué que l’adoption d’une certaine souplesse dans les procédures de conclusion des accords de conciliation au sein de la commission, avant la transmission des dossiers au Conseil national de sécurité, ne saurait en aucun cas signifier un abandon des principes et des constantes, ni une renonciation aux droits du peuple tunisien. Cette flexibilité doit servir à faciliter les démarches et à accélérer le traitement des dossiers, et non à ouvrir la voie au laxisme ou au contournement des objectifs poursuivis.

    Le président de la République a également insisté sur la nécessité de rassurer les Tunisiens, de répondre à leurs aspirations légitimes et de rétablir leur confiance dans la capacité de l’État à récupérer leurs fonds et à préserver leurs droits. Il a, dans ce contexte, estimé qu’une possibilité devait être offerte à ceux qui ont commis des erreurs de revoir leurs positions et de revenir sur le chemin de la vérité et de la rectitude, loin de toute forme de chantage, de marchandage, de manipulation ou de temporisation.

    Le chef de l’État a renouvelé son engagement à ne tolérer aucune concession, même d’un seul millime, sur les fonds revenant de droit au peuple tunisien, qui a tant souffert et consenti de nombreux sacrifices. Selon lui, les Tunisiens sont en droit de récupérer leur argent, ainsi que leurs richesses et leurs ressources, afin qu’elles soient mises au service de leurs intérêts et de leurs attentes.

    Kaïs Saïed a enfin affirmé que les portes demeuraient ouvertes à tous ceux qui reviendraient à la raison. En revanche, ceux qui continuent de miser sur la prescription et l’oubli pour voir les dossiers définitivement enterrés doivent comprendre que les droits du peuple ne s’éteignent pas avec le temps et ne peuvent être effacés, que les fonds se trouvent à l’intérieur du pays ou à l’étranger.

    « Le droit demeure un droit, aussi longtemps que cela puisse durer, et le faux restera faux, quelles que soient les tentatives pour le dissimuler », a-t-il déclaré en substance, estimant que le passage des décennies, voire des siècles, ne saurait justifier l’abandon des droits du peuple tunisien ni celui du devoir de restitution de ses richesses.

    S.F

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    3 commentaires

    1. Mohamed Mabrouk

      Répondre
      3 novembre 2026 | 15h44

      Les prets des banques aux investisseurs tunisiens ne sont pas de l’argent volé au peuple tunisien s’ils sont engagés dans des investissements qui payent capital et interets selon le contrat du pret. Si l’investissement ne paye pas, c’est a la justice de juger au cas par cas si la faillite est frauduleuse.
      Voila ce que signifierait un etat de droit.

      L’argent du au peuple tunisien c’est les depenses en salaires, frais et equipements dans les unités de confiscation en dehors de la loi. C’est aussi l’argent perdu par manque de production en raison d’un diagnostic erroné de l’économie du pays, et des idées farfelues qui procedent de ce diagnostic erroné.
      Peut etre que nos gouvernants, face a la debacle en cours, aux prix qui s’enflamment par manque de production et aux cohortes de diplomés sans debouchés qui augmentent, finiront par comprendre.

    2. Roberto Di Camerino

      Répondre
      3 novembre 2026 | 14h54

      Des mots creux, des promesses en carton et un chapelet de slogans tellement ressassés qu’ils en sont usés jusqu’à la corde.

      Du populisme de bas étage, servi à un peuple que l’on prend manifestement pour un ramassis de naïfs.

      Depuis quand les amendes extorquées aux citoyens par un régime aux abois deviennent-elles, par quelque tour de passe-passe, une richesse que ce même régime prétend généreusement leur restituer ?

      Et puisqu’on nous promet monts et merveilles grâce au recouvrement des fameux fonds spoliés, ces milliards fantômes que l’on agite comme une carotte depuis des années, j’aimerais poser une question toute simple : à combien s’élèvera le chèque que chaque citoyen recevra ?

      Car, à force de promettre de redistribuer des milliards introuvables, on finit par se demander si la seule chose que ce régime soit réellement capable de distribuer n’est pas une nouvelle ration de poudre aux yeux.

      Quand les caisses sont vides, les slogans deviennent la seule monnaie qui ait encore cours.

    3. Hannibal

      Répondre
      3 novembre 2026 | 9h48

      3h du latin j’en perds mon matin 🙂
      … Dernier millime … Nous savons que ce n’est pas et ce ne sera pas vrai parce que :
      – La justice emprisonne des hommes d’affaires sans possibilité de conciliation
      – L’administration peut se tromper sur les montant exacts donc c’est contestable à moins qu’elle passe en mode extorsion pour faire plaisir au prince.
      A propos de prince, il a mérité son WE prolongé à partir d’aujourd’hui.

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