Alors que plusieurs régions du bassin méditerranéen sont confrontées à des phénomènes météorologiques violents, les premières tendances pour l’hiver 2026-2027 suscitent déjà des interrogations en Tunisie. Intervenant mardi 3 novembre 2026 sur les ondes de Jawhara FM, l’expert en météorologie Hamdi Hached a livré une première lecture des prévisions saisonnières, tout en appelant à la prudence : si certains scénarios évoquent un hiver potentiellement moins pluvieux que d’habitude, des épisodes de précipitations importantes restent tout à fait possibles.
Revenant sur les violentes perturbations atmosphériques observées au large des côtes italiennes, notamment entre la Sardaigne et l’Italie continentale, Hamdi Hached a relativisé leur incidence directe sur la Tunisie. Selon lui, le système dépressionnaire se situait à une distance suffisamment importante pour que ses effets sur le territoire tunisien demeurent limités.
Les précipitations enregistrées récemment dans certaines régions du pays, accompagnées de vents relativement soutenus, pourraient néanmoins être liées à cette activité météorologique en Méditerranée. L’expert a toutefois insisté sur le caractère modéré de ces répercussions.
Évoquant également les importantes inondations observées sur l’île grecque de Rhodes, Hamdi Hached a souligné que ces phénomènes, bien que spectaculaires, concernaient des zones relativement éloignées de la Tunisie. Il a néanmoins rappelé l’importance de maintenir une surveillance constante de l’évolution des systèmes météorologiques dans l’ensemble du bassin méditerranéen.
S’agissant de la saison hivernale à venir, l’expert a appelé à ne pas tirer de conclusions hâtives à partir des premières tendances disponibles. Certaines prévisions évoquent un hiver 2026-2027 qui pourrait être plus chaud que les normales saisonnières et présenter un déficit pluviométrique.
Ces projections ne constituent cependant pas une prévision définitive. Hamdi Hached a rappelé que la saison hivernale était encore à ses débuts et que les modèles météorologiques étaient susceptibles d’évoluer au fil des prochaines semaines.
Il n’a pas exclu la survenue d’épisodes pluvieux significatifs au cours de l’hiver, même dans un scénario saisonnier globalement moins arrosé. Des précipitations importantes pourraient donc être enregistrées ponctuellement, sans nécessairement remettre en cause les tendances générales annoncées par certains modèles.
L’expert a, en substance, invité à distinguer les tendances saisonnières, qui donnent une indication générale sur les conditions météorologiques attendues, des prévisions à plus courte échéance, beaucoup plus précises quant à l’intensité et à la localisation des précipitations.
L’enjeu reste désormais de voir si les prochaines actualisations des modèles confirmeront ou infirmeront les premières projections. En attendant, l’espoir demeure celui d’un hiver suffisamment arrosé pour répondre aux besoins hydriques du pays, sans épisodes extrêmes susceptibles de provoquer des inondations ou des dégâts matériels.
N.J










