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À Regueb, un incendie dans un lycée ravive la colère des enseignants

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Par Sarra Hlaoui

    Au lycée Tahar Haddad, à Regueb, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, la journée de mercredi a commencé par une découverte qui a bouleversé le personnel éducatif : la salle des professeurs avait été incendiée pendant la nuit. Au matin, les causes du sinistre restaient inconnues. Mais pour les enseignants, cet épisode s’inscrit dans une succession de difficultés qui, depuis le début de l’année scolaire, rendent leurs conditions de travail de plus en plus difficiles.

    En réaction à l’incendie, les enseignants des établissements préparatoires, secondaires et secondaires techniques de la délégation de Regueb ont observé, mercredi 4 novembre 2026, une grève de protestation. Leur revendication : pouvoir exercer leur métier dans des conditions sûres et dignes.

    « Le cadre éducatif a découvert avec stupeur, mercredi matin, que la salle des professeurs avait été incendiée », a indiqué Othman Abidi, secrétaire général du syndicat de base de l’enseignement secondaire et de l’éducation physique à Regueb. Les circonstances de l’incident n’étaient pas encore connues. Pour le responsable syndical, toutefois, cet événement ne peut être dissocié des tensions accumulées depuis la rentrée, entre classes surchargées, manque de matériel et revendications restées, selon lui, sans réponse de la part des autorités de tutelle.

    Dans un communiqué, le syndicat évoque une situation qui dépasse largement les dégâts causés par le feu. Des chaises et des tables auraient été endommagées, les installations électriques auraient également été touchées et le drapeau national aurait fait l’objet d’une atteinte, sans que les circonstances précises de ces faits soient détaillées.

    Un établissement confronté à des difficultés persistantes

    Derrière l’incendie, c’est le fonctionnement même du lycée Tahar Haddad que les représentants des enseignants mettent en cause. Ils dénoncent l’absence d’espaces dédiés aux laboratoires de physique et d’informatique, ainsi que le manque de moyens pédagogiques indispensables au déroulement normal des cours.

    À ces difficultés s’ajoutent des problèmes d’infrastructure. Le syndicat signale une défaillance partielle du transformateur électrique central de l’établissement, à la suite d’un impact de foudre survenu le 16 mai 2024. Il déplore également le manque de propreté, l’accumulation des déchets et l’état jugé déplorable des vestiaires destinés aux élèves et aux enseignants.

    Le dispositif de surveillance ne serait pas davantage opérationnel. Selon le communiqué, les caméras de l’établissement sont en panne, tandis que deux ordinateurs ont disparu de la salle informatique. Autant de problèmes qui, aux yeux des représentants syndicaux, fragilisent les conditions d’apprentissage et de travail au sein du lycée.

    Une enquête réclamée, des responsabilités à établir

    Face à cette accumulation de difficultés, le syndicat réclame une enquête approfondie afin de déterminer les circonstances de l’incendie et d’établir les responsabilités. Il appelle également à des mesures concrètes pour garantir la sécurité du personnel éducatif et mettre à disposition les équipements nécessaires au fonctionnement des établissements.

    À Regueb, l’incendie de la salle des professeurs a ainsi fait émerger, au-delà d’un sinistre dont les causes restent inconnues, un malaise plus profond. Les enseignants dénoncent des conditions de travail dégradées et attendent désormais des réponses des autorités compétentes. Reste à établir les circonstances exactes de l’incendie et à savoir quelles mesures seront prises pour répondre aux revendications exprimées.

    S.H

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    Commentaire

    1. Citoyen_H

      Répondre
      4 novembre 2026 | 20h09

      RÉFLÉCHISSONS UN TOUT PETIT PEU

      Depuis quand, avons-nous ces genres de phénomènes en Tunisie ???

    Répondre

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