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Le gramme d’or à 340 dinars, une baisse à relativiser

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Par Myriam Ben Zineb

    Le gramme d’or est-il réellement tombé à 340 dinars en Tunisie ? Alors que des informations faisant état d’une baisse importante des prix circulent, Hatem Ben Youssef, président de la Chambre syndicale des bijoutiers, a tenu à apporter plusieurs précisions, mercredi 4 novembre 2026, sur les ondes de Mosaïque FM. Car derrière les prix affichés en vitrine se cachent des réalités bien différentes selon les bijoux.

    Le responsable a expliqué que les prix oscillant entre 340 et 380 dinars le gramme concernent essentiellement les bijoux d’occasion, déjà portés, puis nettoyés, polis et remis en vente. Il s’agit souvent de modèles anciens, moins recherchés par les consommateurs.

    Pour les bijoux neufs, notamment les créations modernes inspirées des tendances internationales, les tarifs sont nettement supérieurs. Le gramme démarre généralement autour de 390 à 400 dinars et peut atteindre 500, voire 550 dinars et davantage pour certaines pièces particulièrement travaillées. Hatem Ben Youssef a souligné que le coût de la main-d’œuvre, la complexité des modèles et le travail artisanal expliquent ces écarts importants.

    Concernant le rachat de l’or auprès des particuliers, il a précisé que les bijoux destinés au recyclage et au raffinage sont actuellement acquis par les professionnels à des prix compris entre 250 et 255 dinars le gramme. Ce tarif tient compte des frais de traitement et des pertes de matière. Les bijoux pouvant être directement remis en vente obéissent, en revanche, à une autre logique commerciale.

    Interrogé sur l’évolution des cours, Hatem Ben Youssef a évoqué une relative stabilisation, tout en espérant que le marché ne connaîtra pas une nouvelle flambée comparable à celle des derniers mois. L’animateur a rappelé que le gramme d’or avait atteint 500 dinars pour certaines catégories de bijoux, contre des prix aujourd’hui inférieurs d’environ une centaine de dinars.

    Le président de la Chambre syndicale a également profité de son intervention pour dénoncer les conséquences de la fermeture du bureau de garantie, qu’il considère comme l’un des facteurs favorisant la circulation de l’or dans les circuits informels. Il a appelé les autorités à rouvrir cette structure afin de permettre notamment la régularisation des bijoux anciens dont le poinçon s’est effacé ou de ceux rapportés de l’étranger.

    Une chose est donc claire : si certains bijoux sont désormais accessibles à 340 dinars le gramme, ce prix ne constitue nullement une référence générale pour le marché de l’or, où les écarts restent considérables selon l’ancienneté, le modèle et les coûts de fabrication.

    M.B.Z

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