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Tourisme et transferts des TRE : près de 14,83 milliards de dinars en dix mois, une manne vitale pour la Tunisie

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Par Imen Nouira

    Près de quinze milliards de dinars en dix mois. C’est ce qu’ont généré les recettes touristiques et les revenus du travail, alimentés notamment par les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE), depuis le début de l’année 2026. Deux importantes sources de devises pour une économie tunisienne qui doit financer ses importations et honorer ses engagements extérieurs. Si les deux indicateurs poursuivent leur progression, les revenus du travail conservent leur avance sur le tourisme.

    Selon les indicateurs monétaires et financiers quotidiens de la Banque centrale de Tunisie (BCT), mis à jour mercredi 4 novembre 2026, les recettes touristiques et les revenus du travail cumulés en espèces ont atteint ensemble 14,83 milliards de dinars au 31 octobre 2026, contre 14,29 milliards de dinars à la même période de 2025. En un an, ces deux postes ont ainsi généré 541,5 millions de dinars supplémentaires, soit une progression de 3,79%. Une évolution positive qui confirme leur contribution aux entrées de devises du pays, même si leur rythme de croissance demeure relativement modéré.

    Les revenus du travail toujours devant le tourisme

    Les revenus du travail, qui comprennent notamment les transferts des Tunisiens établis à l’étranger, continuent de devancer les recettes touristiques. Au 31 octobre 2026, ils ont atteint 7,68 milliards de dinars, contre 7,37 milliards de dinars un an auparavant. La progression s’établit à 303,8 millions de dinars, soit une hausse de 4,12% sur un an. Les recettes touristiques ont, de leur côté, atteint 7,15 milliards de dinars, contre 6,91 milliards de dinars à la même période de 2025. Elles affichent ainsi une augmentation de 237,7 millions de dinars, correspondant à une croissance de 3,44%.

    L’écart entre les deux sources de revenus atteint désormais 522,9 millions de dinars en faveur des revenus du travail. Sur les 14,83 milliards de dinars cumulés, ces derniers représentent 51,76% du total, contre 48,24% pour le tourisme. Autrement dit, sur cent dinars générés par ces deux postes, près de 52 dinars proviennent des revenus du travail et 48 dinars des recettes touristiques.

    Une répartition qui illustre le poids des revenus provenant de l’étranger dans les ressources financières du pays, aux côtés d’un secteur touristique qui demeure un important pourvoyeur de devises.

    Des milliards de dinars pour soutenir les équilibres extérieurs

    Au-delà des montants, ces deux indicateurs jouent un rôle important dans les équilibres financiers de la Tunisie. Les recettes touristiques correspondent aux revenus générés par les dépenses des visiteurs étrangers dans le pays. Les revenus du travail en espèces retracent, quant à eux, des flux provenant de l’étranger, dont les transferts réalisés par les Tunisiens expatriés.

    Ces ressources contribuent à alimenter les entrées de devises, indispensables pour régler les importations de biens et de services, notamment les produits de bases, les produits énergétiques, matières premières et les équipements. Leur importance prend tout son sens au regard du niveau des réserves de change du pays. Selon les données provisoires de la BCT, les avoirs nets en devises s’établissaient à 24,05 milliards de dinars au 3 novembre 2026, soit l’équivalent de 91 jours d’importations.

    Concrètement, cet indicateur mesure le nombre de jours pendant lesquels les réserves de change pourraient théoriquement couvrir les importations du pays, sur la base du rythme retenu par la BCT. Il constitue ainsi un repère important pour apprécier la marge de sécurité financière dont dispose la Tunisie face à ses besoins extérieurs. Il convient toutefois de distinguer les entrées de devises des réserves de change. Les recettes touristiques et les revenus du travail ne se traduisent pas automatiquement par une augmentation équivalente des avoirs en devises, dont l’évolution dépend de l’ensemble des flux financiers et des paiements extérieurs.

    Deux mois pour dépasser les performances de 2025

    À deux mois de la clôture de l’exercice 2026, les deux indicateurs se rapprochent du montant enregistré sur l’ensemble de l’année précédente. En 2025, les recettes touristiques et les revenus du travail avaient totalisé 16,86 milliards de dinars, contre 15,86 milliards de dinars en 2024, soit une progression de 996,2 millions de dinars ou 6,28%. Avec 14,83 milliards de dinars déjà cumulés à fin octobre 2026, il manque désormais environ 2,03 milliards de dinars pour retrouver le niveau atteint sur l’ensemble de l’année 2025. Ce seuil paraît accessible au regard des flux enregistrés depuis le début de l’année, sans pour autant préjuger de leur évolution durant les deux derniers mois.

    Avec près de 14,83 milliards de dinars cumulés en dix mois, le tourisme et les revenus du travail confirment leur importance dans les entrées de devises du pays. Les deux derniers mois de l’année détermineront désormais l’ampleur de leur progression par rapport à 2025.

    I.N.

    *Photo d’illustration

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    Commentaire

    1. Citoyen_H

      Répondre
      4 novembre 2026 | 19h23

      POUR LES REMERCIER,

      continuons à leur semer une infinité de complications assorties d’embuches, lors de leur venue et de leur séjour au bled, jusqu’au jour où ils feront une croix sur le pays. !

    Répondre

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