Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, vendredi 6 novembre 2026, au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, et le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid.
Selon un communiqué publié peu après 6h du matin, la rencontre a notamment porté sur la nécessité de mettre un terme à la flambée incontrôlée des prix et de lutter contre les formes de monopole déguisé qui touchent plusieurs produits agricoles, notamment les dattes.
Le chef de l’État a relevé que le prix de vente du kilogramme de dattes par l’agriculteur ne dépassait pas un dinar, malgré les efforts considérables déployés par les ouvrières agricoles et les difficultés auxquelles sont confrontés les agriculteurs et les travailleurs. Ces derniers passent notamment de longues heures suspendus à des cordes, au sommet des palmiers, au péril de leur sécurité.
Dans le même temps, certaines parties entraveraient délibérément la distribution des engrais et des semences, aggravant ainsi les difficultés des agriculteurs et menaçant la production agricole. Kaïs Saïed a estimé que les responsables de ces pratiques, ainsi que ceux qui les soutiennent, ne devaient pas échapper à la reddition des comptes.
Le président a rappelé que les Tunisiens avaient droit à une vie digne et devaient pouvoir trouver sur les marchés des produits à des prix raisonnables et accessibles, sans subir la domination des barons de la corruption, du monopole et de la spéculation.
Pénuries artificielles et flambée des prix dans le viseur
Parmi les manifestations de corruption que le chef de l’État a appelé à éradiquer figurent les variations soudaines et artificielles des prix de plusieurs produits, qui apparaissent sur les marchés avant de disparaître sans justification. Des pratiques qui viseraient à créer une pénurie artificielle, à contrôler les prix et à les faire augmenter au détriment des consommateurs.
Kaïs Saïed a notamment cité les exemples de la langouste, des volailles et de l’eau en bouteille.
Il a également affirmé que la véritable liberté exigeait une transparence totale, ainsi que la justice et l’équité, des principes fondamentalement incompatibles avec le monopole, la spéculation et l’affamement des citoyens.
Le président de la République a appelé à mettre rapidement un terme à ces pratiques, estimant que le manque de ressources financières de l’État ne pouvait constituer une justification, alors que des sommes considérables sont consacrées à l’importation de produits de luxe à des prix très élevés.
Abordant la question de la gestion des déchets, Kaïs Saïed a également insisté sur la nécessité d’intensifier les opérations de collecte et de les assurer de manière régulière, périodique et sans interruption. Il a dénoncé l’accumulation des déchets pendant des semaines, voire des mois.
Le chef de l’État a affirmé que certaines parties exploitaient délibérément de telles situations pour attiser les tensions sociales, dans le cadre de plans visant, selon lui, à faire reculer le pays. Il a dénoncé des méthodes qu’il a qualifiées de méprisables et manifestes, déjà mises en échec par le peuple tunisien, qui continuera, selon ses déclarations, à s’opposer à toute tentative de les reproduire, quelle qu’en soit l’origine.
Enfin, Kaïs Saïed a souligné que toute personne impliquée dans ces pratiques ou dans leur planification devait être soumise à l’obligation de rendre des comptes. La loi, a-t-il insisté, doit s’appliquer à tous sans exception ni discrimination. Aucun responsable, quel que soit son rang ou sa fonction, ne saurait bénéficier d’une immunité le soustrayant à toute responsabilité.
Le président a conclu en réaffirmant le droit des Tunisiennes et des Tunisiens à vivre dans la dignité, sous toutes ses formes. Quant à ceux que le peuple a rejetés après avoir cherché, selon ses termes, à diviser et à démanteler l’État, à porter atteinte à l’unité de la société et à assassiner la pensée libre par tous les moyens, ils n’ont aucune place dans l’avenir de la Tunisie.
S.F











3 commentaires
Fares
Il faut, le temps n’est plus à la parole, il faut, il faut il faut….
فقال له كن، ثم قال له كن، ثم قال له كن، ولكنه لن يكون ابدا
Est-ce ks croit vraiment qu’il va résoudre les problèmes de la Tunisie par du bavardage et des promenades nocturnes? Après huit ans, il est peut-être grand temps de changer de stratégie s’il est sincère.
Hannibal
Millionième séance de y a qu’à faut qu’on.
Il faudrait dorénavant les générer par IA pour faire l’économie du temps des interlocuteurs forcés
Mhammed Ben Hassine
BN
Pouvez vous ressencer combien de fois nous avons entendus ce « il faut » suivi de rien