Le vote récent de la loi de finances complémentaire en Algérie a créé un véritable séisme dans le milieu financier et celui des affaires.
Cette loi interdit aux banques d’octroyer des crédits à la consommation aux particuliers et vise tous les établissements financiers exerçant en Algérie.
La mesure touche particulièrement les crédits automobiles fortement prisés par les Algériens.
Pendant quelques jours, il y a eu flottement dans le milieu financier, les professionnels ne sachant pas si la mesure touchait les banques uniquement ou englobait les sociétés de crédit et les sociétés de leasing.
« La mise au point est venue il y a une dizaine de jours du ministère algérien des Finances, écrit le quotidien algérien Le Financier. Dans une correspondance ministérielle adressée aux établissements financiers spécialisés à l’instar de Cetelem (filiale de BNP Paribas), Credal (filiale de la Société générale en attente d’agrément), Maghreb Leasing (filiale de Tunisie Leasing Groupe)… la tutelle a tenu à mettre fin à l’amalgame qui a suivi la publication de la Loi de finances complémentaire 2009.
«Les mesures de suspension des crédits à la consommation annoncées dans le cadre de la Loi de finances complémentaire 2009 concernent toutes les banques et les établissements financiers exerçant en Algérie sans aucune exception», précise-t-on dans ce document.
Pour ces entreprises, c’est comme si le ciel leur était tombé sur la tête, car elles ne vivent, justement, que de crédit à la consommation. En clair, elles doivent mettre la clé sous le paillasson. L’option serait envisagée pour une société comme Cetelem ou Credal.
Est-ce le cas de Maghreb Leasing citée par le quotidien algérien comme si elle était concernée par la mesure ? On rappelle que Tunisie Leasing compte deux agences en Algérie : Maghreb Leasing Alger et Maghreb Leasing Setif.
Interrogé par Business News, un haut responsable de la filiale algérienne de Tunisie Leasing a démenti catégoriquement les propos contenus dans le journal algérien en nous citant un document officiel daté du 4 août. Celui-ci stipule clairement que les seuls concernés par la question de la suppression des crédits à la consommation sont les établissements financiers et non pas Maghreb Leasing qui ne finance pas les particuliers et n’octroie pas de crédits à la consommation.
Le responsable ne se laisse pas du tout ébranler par les rumeurs véhiculées dans les journaux et rappelle l’objectif principal de Maghreb Leasing qui est le financement de la PME. « Un objectif qui s’inscrit dans le cadre de la politique du gouvernement algérien qui cherche à encourager et développer la PME algérienne », précise notre interlocuteur.
Au vu de ces précisions, il semblerait même que Maghreb Leasing ait un avenir radieux vu que la suppression des crédits à la consommation et des crédits auto pourrait lui ramener une nouvelle clientèle à la recherche de nouveaux moyens de financement pour s’octroyer un véhicule.










