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Tunisie – L’intrapreneuriat, source d’innovation dans l’entreprise

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    Louis Jacques Fillon, professeur titulaire et directeur de la Chaire d’entrepreneuriat à HEC Montréal, a été invité par le Centre des Jeunes Entrepreneurs de l’IACE en partenariat avec Le Programme Maghrébin Francophone FICRE-AUF-Université de Sousse, samedi 16 octobre 2010, afin de présenter et de débattre du concept d’intrapreneuriat encore méconnu en Tunisie.

    M. Fillon a commencé par mettre en avant sa casquette d’entrepreneur par rapport à son autre facette de professeur. Il précise qu’il a baigné dans l’univers de l’entreprise depuis sa tendre enfance. A 6 ans, il savait déjà ce qu’était un coût de revient. A 12 ans, un positionnement marketing n’avait plus aucun secret pour lui. Pour avoir lancé et dirigé lui-même plusieurs PME, et ayant interviewé des centaines de chefs d’entreprise dans le monde depuis 25 ans, l’orateur estime jouir d’une légitimité entière pour parler des enjeux nouveaux à l’intérieur de l’entreprise.

    L’innovation est le mot d’ordre pour assurer la survie et la croissance de l’entreprise après la vague de la gestion de la qualité. D’où la nécessité de développer l’entrepreneuriat organisationnel pour favoriser la créativité. Cette tendance trouve son expression la plus aboutie dans le concept d’intrapreneuriat. Et au conférencier de donner une définition succincte : « l’intrapreneuriat c’est l’entrepreneuriat en miniature ». Concrètement c’est la contribution à la croissance par les employés via des innovations à valeur ajoutée.

    M. Fillon a enchaîné par la définition du profil de l’intrapreneur idéal. Il a précisé, dans les grandes lignes de la culture intrapreneuriale, les structures et les compétences la favorisant ainsi que ses rôles et ses effets. Quelques idées semblent se dégager de ce système pour garantir la valorisation de l’innovation à savoir la responsabilisation, la tolérance de l’erreur, l’ouverture d’esprit et la valorisation de la réussite.
    Le propos est séduisant mais n’a pas empêché plusieurs participants au débat d’exprimer leur scepticisme. La culture et les réalités des entreprises locales vouent une telle approche à un échec probable, pensent-ils. En résumé, il serait nécessaire d’organiser d’autres rencontres, d’autres débats avec un spectre plus large d’intervenants pour étudier les opportunités de l’intrapreneuriat en Tunisie.

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