Le secteur agricole tunisien souffre d’un mal chronique qui, malheureusement, va crescendo. Il s’agit du problème de l’endettement qui atteint, dans l’état actuel des choses, 1760 millions de dinars.
Or, si l’on sait que le pays compte près de 540 mille agriculteurs, cela fait une moyenne d’endettement un peu inférieure à 4 mille dinars par agriculteur.
Cette situation serait due aux décisions de rééchelonnement des dettes, chaque fois que la campagne agricole est jugée insuffisante pour un tel ou autre secteur. Résultat : des sommes accumulées avec des intérêts et des agios supplémentaires
Pour pallier, un tant soit peu à ce mal, devenu presque endémique, un projet de loi serait en cours d’élaboration en vue d’établir une assurance obligatoire pour tout crédit agricole. Ce qui est de nature à constituer une garantie et pour les banques et pour les agriculteurs tout en évitant, à l’avenir, ce recours systématique au rééchelonnement de la dette.










