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La Tunisie un excellent candidat pour l’externalisation, selon Everest Group

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    Le cabinet américain Everest Group vient de publier une étude qui dresse un état des lieux du marché européen de l’externalisation à l’international et évalue les perspectives, selon le site CIO. Il établit, également, une étude comparée des différentes destinations pourvoyeuses de services d’externalisation pour le marché européen.
    Le document indique que «la Tunisie et le Maroc constituent d’excellents candidats, si la capacité en langue française est recherchée, bien que ces pays ne soient plus les moins chers». En termes de coûts des ingénieurs, pour les francophones, la Tunisie est au tarif de la Pologne et de la Roumanie : 26 à 29.000 dollars par an.

    Selon cette étude, l’Europe devrait rejoindre les Etats-Unis en termes d’off-shore, même si les différences sont importantes entre pays. Sur un marché mondial estimé entre 92 et 96 milliards de dollars par an, l’Europe représente entre 26 et 30 milliards, soit un petit tiers. L’externalisation devrait ainsi voir son marché décuplé d’ici 2020 en Europe avec une valeur de 300 milliards de dollars. Le top 3 des pays européens qui ont recours à l’externalisation est le Royaume-Uni avec 40% du total des externalisations, l’Allemagne (20%) et la France (16%). le Royaume-Uni est également le pays européen qui y a le plus recours à l’externalisation en off-shore avec plus de 9%. La plupart des autres pays (notamment la France et l’Allemagne) étant en dessous de 4%. Le plus réticent est l’Italie (avec environ 1% tant pour des raisons de langue que de volonté expresse des entreprises). Selon Everest Group, le marché de l’externalisation est dominé par l’informatique pure (61% du marché) par opposition à l’externalisation de processus métiers complets (39%) qui devraient croître plus vite et atteindre une part de 70% d’ici 2020.

    Concernant les destinations de l’off-shore, l’étude indique que le principal frein est d’ordre culturel et linguistique ainsi que le dynamisme de la formation d’ingénieurs.
    Le rapport explique que l’Egypte est autant dynamique en production d’ingénieurs que l’Inde mais dispose de perspectives linguistiques meilleures, l’Inde n’étant qu’anglophone en termes de langues européennes contre de multiples langues en Egypte. Les pays du Maghreb et d’Europe de l’Est sont considérés comme nettement moins dynamiques mais plus appropriés en termes de langues (notamment le français) et de culture. Des deux points de vue, l’Ile Maurice serait la plus mauvaise destination.
    En termes de coûts, l’Inde est de loin la destination la moins chère pour les anglophones parmi les destinations étudiées (14 à 16.000 dollars par an et par agent) derrière les Philippines (15 à 17.000) et l’Egypte (16 à 18.000). Les tarifs sont un peu plus élevés pour les francophones, les ingénieurs coûtent de 18 à 20.000 dollars par an en Egypte. L’Europe de l’Est est la région la plus chère dans les deux cas : Prague atteint ainsi 39 à 41.000 dollars pour un anglophone et 43 à 45.000 pour un francophone (soit quasiment le prix d’un ingénieur local, estimé à 45-47.000 dollars en France et 55-58.000 dollars au Royaume-Uni).

    Cliquer ici pour télécharger le résumé du rapport

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