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Tunisie – Le CJD entre le « show » et la stérilité

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    On l’attendait depuis des mois ce débat du Centre des Jeunes Dirigeants. On allait carrément oublier cette belle tradition instaurée par les prédécesseurs de l’actuel président Slim Ben Ammar, celle consistant à inviter, chaque mois, à un petit déjeuner un haut responsable. Une « grosse pointure » généralement.
    Samedi dernier signait le retour de ce rendez-vous avec Slimane Ourak, directeur général de la Douane tunisienne qui est déjà passé par là et qui a laissé une bonne impression.
    Seulement voilà, les petit déj’ semblent avoir changé de vocation sans que l’on ne soit informé au préalable.

    Jadis, du temps des Abdelaziz Darghouth et Monia Saïdi, la rencontre consistait à présenter l’invité, le menu du jour (en axant plutôt sur ce qui ne va pas, que sur ce qui va) et lancer le débat dans la salle. Les débats étaient chauds et faisaient le bonheur des présents tant il y avait échange et franchise entre l’invité et les jeunes dirigeants. On se bousculait au portillon.
    Ce temps-là semble révolu. Désormais, et sous la conduite de M. Ben Ammar, on sera dans la sobriété.
    L’équipe de Slimane Ourak a entamé la rencontre par une très longue présentation des nouveautés de la Douane. Quant aux questions qui devaient être consacrées à la salle, un jeune dirigeant nous avoue qu’elles ont été envoyées au préalable à l’intéressé.

    Interrogé, Slim Ben Ammar a déclaré que le CJD est libre de planifier la rencontre comme il l’entend, qu’il ne peut pas dire non au directeur de la douane qui souhaitait présenter ses nouveautés et qu’on n’est pas là pour faire le « show ». Et c’est là le changement de vocation.
    Car les rencontres organisées sous la houlette de ses prédécesseurs étaient tellement de haut calibre, l’échange avec la salle était tellement de haute qualité que cela a fini par s’apparenter à du show, sans pour autant qu’il n’en soit un.
    Savoir dire non à un haut responsable qu’on invite, cela nous semble l’évidence même. Un dirigeant se doit de dire non quand il y va de l’intérêt ou de l’image de son entreprise ou de l’organisme qu’il préside.

    « Nous travaillons en profondeur et nous agissons dans l’intérêt de nos membres. Les sujets évoqués par M. Ourak intéressent beaucoup les présents », continuera Slim Ben Ammar.
    Peut-être, mais il était plus indiqué, dans ce cas, que la Douane organise elle-même une conférence pour présenter ses nouveautés. Elle aura réussi à remplir de grandes salles. Or ce n’était pas le cas samedi dernier puisque les présents et les journalistes n’étaient pas du tout nombreux. Pas comme d’habitude.
    Le CJD est libre de changer la vocation de ses rencontres et de remplacer les débats par une tribune, soit. On préfère celles d’avant où les débats étaient riches, francs et de haut niveau. Y a-t-il espoir qu’on retrouve le CJD dans sa vocation d’avant, sans langue de bois ou débat à sens unique ? Celui des Jeguirim et Darghouth ? Les élections du nouveau bureau sont dans huit mois. On les attendra impatiemment.
    Et puis, de toute façon, cela fait déjà des mois que le CJD n’a pas organisé de rencontre mensuelle, donc nous ne devons pas être à huit mois près.

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