Dos contre le mur sur un trottoir à côté du siège de la HAICA, les journalistes de MFM observent depuis 9 jours, un sit-in ouvert en signe de protestation contre « le refus non justifié de leur demande de licence ».
Le visage affaibli et les lèvres gercées, le PDG et fondateur de la chaîne, Hatem Jelass, est à son deuxième jour de grève de la faim. La journaliste Houda Ben Massoûd le rejoint dans cette grève.
Excédé par « l’injustice » de l’instance des médias, M. Jelassi met en doute la crédibilité et l’impartialité de la HAICA. « Notre dossier est plus solide que d’autres qui ont été acceptés. Je défie quiconque de me donner une raison valable pour expliquer ce refus. Je constate qu’on est en train d’appliquer la règle des deux poids, deux mesures : On informe Saraha Fm qu’un document manque afin de compléter son dossier et on refuse de fournir la moindre explication à MFM » a-t-il déclaré à Business News.
Hatem Jelassi s’indigne également contre « l’insouciance » et « la négligence » des responsables de la HAICA. « Personne n’est venu nous voir. nous n’avons reçu qu’une visite de la ligue des Droits de l’Homme » a-t-il dit. Le patron de MFM indique également que certains médias imposent, sous l’influence de ladite instance, un blackout médiatique sur l’affaire.
Par ailleurs, Hatem Jelassi a ajouté qu’il a rencontré le président de l’ANC, Mustapha Ben Jaâfar, et que celui-ci lui avait promis d’intervenir.
E.Z.










